Par Abdennour Abdesselam
Maintenant que l’été tire à sa fin et que les fêtes de mariage s’espacent quelque peu, nous avons remarqué qu’un nouveau phénomène s’est installé dans nos traditions depuis quelques années et qui concerne les cadeaux. En effet, dès le début de l’été des magasins exposent, parfois à même les trottoirs, divers produits proposés à offrir. Mais cette diversité n’est que d’apparence. Elle s’arrête à deux ou trois objets tout au plus, comme les services à eau, à thé à café ou quelque fois des services de table. Ces trois types de cadeaux ne varient que par leurs formes, leurs couleurs ou leurs volumes. Les nouveaux mariés se retrouvent pour ainsi dire gavés, avec une chambre saturée de ces présents. A leur ouverture, la surprise n’en est plus une. Que faire alors de tous ces objets en quadruple exemplaires ou plus, aussi encombrants qu’inutiles ? Certains cadeaux ne seront même pas ouverts. On les secoue, on les soupèse, pour en deviner le contenu. On prend ainsi soin de ne pas endommager les emballages. L’astuce est alors toute trouvée. On stocke ces cadeaux pour les offrir à d’autres. En effet, dès qu’un mariage est annoncé on puise, au hasard, dans ces paquets déjà emballés. Les boites abîmées sont quelque peu rafistolées et les noms sont changés. Des magasins de cadeaux auxquels nous avons rendu visite nous on confirmé l’astuce, au vu des méventes constatées de plus en plus sur ce qu’ils proposent. Mais certains d’entre eux commencent à suggérer des dépôts de listes, une fois renseignés sur les mariages en préparation. Ce procédé équilibré et courant partout en Europe, sera certes bien accueilli mais tardera à s’établir dans notre société. La remise d’enveloppes, selon les moyens de chacun, reste la solution rapide, mais surtout utile et réalisable. Ainsi seront évitées les multiplications agaçantes des objets voyageurs. Offrir un cadeau utile aux nouveaux couples est une contribution et un geste qui doivent nécessairement évoluer.
A. A.
