Redéployés, jeudi dernier, au fin fond de l'Est de Boumerdès, des éléments d'une patrouille de l'ANP sont tombés nez à nez avec un groupe terroriste au nombre indéterminé.
Un accrochage s’en est suivi et a duré plus d’une heure de temps, signalent des riverains en précisant que les militaires venaient d’empêcher, ce soir-là encore, des éléments de l’ex-gspc de racketter des vignerons et autres agriculteurs. Les terroristes croyaient, en fait, selon des informations recoupées, qu’ils pouvaient rééditer les descentes du début de la semaine dernière au niveau des douars de Ben Harchaou et Cherarba, où de nombreux paysans furent sommés de payer la djizia (impôt religieux). On laisse entendre, que la faction locale de l’ex-gspc et ses relais ont pu amasser encore lors de ces deux descentes, près d’un milliard de centimes. « Ce type de racket, qui est aussitôt reconverti par l’ex-gspc en exploit contre l’État et la société est une atteinte à l’économie nationale », s’inquiète un ancien patriote, en rappelant l’importance du renforcement de la vigilance dans la lutte anti-terroriste. Dans cette optique, le commandement local de l’anp a, en tout cas, donné l’ordre d’installer d’autres campements à proximité des agglomérations et fermes agricoles, situées au niveau des zones sensibles. Et l’on tient à rappeler, dans le même ordre d’idées, que la plupart des exploits militaires auront permis, cette année encore, en même temps de déjouer des incursions terroristes conçues pour le racket, le rapt des particuliers ou d’autres funestes projets. Comme ce fut le cas, il y a moins d’un mois, au niveau de la ferme Méchairi à Si Mustapha, lorsque deux terroristes ont été abattus dans un accrochage, alors qu’ils s’apprêtaient à racketter des agriculteurs. Cette prise à Boumerdès s’ajoute, pour rappel, à d’autres opérations spectaculaires ayant permis, au total, l’élimination de 35 autres éléments de l’hydre islamiste, depuis janvier 2013.
Salim Haddou.

