L’accident, qui a émaillé le derby algérois entre l’USMA et le MCA, avant-hier, et qui a fait deux morts, suite à l’effondrement d’une partie d’une tribune du stade du 5 juillet, lieu de la rencontre, ne sera pas passé sous silence.
C’est du moins ce qu’a affirmé hier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi. Ce dernier a affirmé en marge d’une rencontre avec les cadres de son département ayant pour thème « La bonne gouvernance pour la performance », qu’une enquête sera menée pour déterminer les responsabilités dans l’accident. « C’est un accident dont il faut déterminer les responsabilités. Ce n’est pas normal que des gens aillent voir un match et que celui-ci se termine par un drame », a déclaré le ministre, indiquant qu’une telle chose est inacceptable et en rappelant que le béton du stade a été traité. « Nous savons très bien que ce béton est exposé à des intempéries, mais rien ne présageait d’un tel accident », a-t-il déclaré. Le ministre a d’ailleurs affirmé qu’aucun match ne sera domicilié au stade du 5 juillet avant le rapport d’expertise. Tahmi a annoncé par ailleurs que les services du Contrôle technique de construction (CTC) vont expertiser le lieu du drame et que « s’il faut fermer le stade tout de suite, il le sera ». Par ailleurs, le directeur général de l’Office du complexe olympique (OPOW) Mohamed Boudiaf, Youcef Kara, avait expliqué que « la surcharge au niveau de cette partie du stade, vu le nombre important des supporters, a fini par provoquer cet accident ». cela dit, le ministre a affirmé que des expertises sont nécessaires à travers l’ensemble des stades Algériens, afin d’éviter de telles catastrophes à l’avenir. « Pour éviter que de tels drames ne se reproduisent, des opérations d’expertise s’imposent dans les autres stades du pays », a-t-il estimé. Dans un autre registre, le ministre de la Jeunesse et des Sports a, lors de cette rencontre tenue au niveau de la salle des conférences du stade du 5 juillet, exhorté les cadres de son secteur à accélérer le rythme des travaux en vue de l’achèvement des projets inscrits au plan quinquennal (2009-2014). « L’Etat a consacré 390 milliards de dinars au secteur, entre 2000 et 2014, à travers 5 500 opérations inscrites. 870 projets n’ont pas encore démarré ce qui représente 25 % des investissements », a souligné le ministre dans son discours d’ouverture des travaux de la dite rencontre.
M.O.B

