À vingt joursde la fête de l’Aïd El Adha, les prix des moutons ont atteint des sommets encore jamais atteints.
Au marché hebdomadaire d’Aïn El Hammam, l’un des plus importants au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, les prix des ovins restent, pour le moment, inabordables. A titre illustratif, un mouton pesant entre 25 et 28kg est cédé à 28 000, 35 000DA DA, tandis que les béliers à corne sont cédés à plus de 70 000DA. Au niveau de ce marché on a constaté la présence d’éleveurs venus des autres wilayas, à l’instar de Médéa et de Djelfa, surnommée le royaume des moutons. Ces éleveurs aussi ont affiché des prix inabordables. « Les prix redoublent d’une année à une autre. Beaucoup sont les citoyens qui ne peuvent pas acheter le mouton de l’Aïd», dira un père de famille rencontré sur les lieux. Un autre ajoutera dans le même sillage : « Si ce n’est pas pour mes enfants, je ne l’achèterai jamais, car franchement c’est des prix démesurés. Où est le rôle des contrôleurs ? ». Les éleveurs, quant à eux, justifient cette hausse par la cherté des aliments de bataille, comme nous le fait savoir l’un d’eux d’ailleurs: « Il faut savoir d’abord dans quelles conditions nous pratiquons cette activité qui demande beaucoup de moyens. Je pense que les prix affichés, vu ce que nous avons dépensé pour élever ces moutons, sont raisonnables ». Certains pères de familles, à l’image de Mourad, ont pris leur prédisposition bien avant l’Aïd. « Je l’ai acheté au printemps passé chez un éleveur de mon village avec seulement 18000DA », dit-il. Certains acheteurs préfèrent, par ailleurs, rester jusqu’au la veille de l’Aïd dans l’espoir que les prix soient revus à la baisse. C’est dire que les citoyens sont encore, une nouvelle fois, obligés de faire face à une autre saigné.
Slimane Ben Addi

