Des éleveurs attendent toujours

Partager

Le développement de la filière de l’élevage d’ovin et de bovin, dans la région de Tigzirt, est confronté à de sérieux problèmes. Les jeunes paysans, dont l’espoir et l’ambition sont suspendus aux activités de différentes filières d’élevage, ont lancé à maintes reprises, des SOS quant aux catastrophes naturelles, notamment les intempéries. Bon nombre d’entre eux ont subi d’énormes dégâts matériels. « Les éleveurs de Tigzirt sont victimes de la nature et des responsables concernés. Les intempéries de févriers 2012 ont brutalement emporté tous leurs moyens de substances. Les autorités, interpellées à temps, pour d’éventuel dédommagement qui leur permettront de reconstituer les exploitations ruinées, peut-on lire au préambule d’une déclaration signée par plusieurs dizaines d’éleveurs de la région de Tigzirt, n’ont pas bougé le petit doigt ». Leurs cris de détresse n’ont pas trouvé un écho favorable, regrettent-ils. Les éleveurs, qui ont subi d’énormes pertes, ne comptent pas rester les bras croisés. Ils préviennent de « se faire valoir leur droits d’indemnisation à l’instar des autres éleveurs des autres régions », précisent-ils. « Les dégâts occasionnés, dont il est impossible de faire une liste exhaustive, ni une appréciation objective ici, sont substantiels. Les conséquences sur les ménages pauvres, en lutte, depuis des lustres, contre la précarité sont désastreuses. En dépit de tous les cris de détresse, aucune aide de l’Etat n’est venue, à ce jour, réparer les dommages subis et soulager les exploitants du désespoir d’avoir tout perdu », ajouta les rédacteurs de la déclaration qui espèrent trouver une oreille attentive. Ils reprochent aux services de la subdivision agricole de Tigzirt et les responsables du même secteur de la wilaya de Tizi-Ouzou de « n’avoir rien fait ». « Aucune commission d’enquête et d’évaluation n’a été diligentée en vue de notre indemnisation », déclarent les protestataires inquiets sur l’avenir de leur activité. Même le ministre de l’Agriculture a été saisi par courrier. Une missive lui a été remise. 

           

Zahir Fellas

Partager