L’auteur de « Lwali n Wedrar », inclassable œuvre sur le registre des genres littéraires, est encore une fois un sujet d’étude universitaire. Cette fois-ci, l’œuvre de Belaïd At-Ali a suscité l’intérêt des « laborantins de la langue », dirigés par le docteur Amar Ameziane. L’ouvrage, qui a pour intitulé « Les cahiers de Belaïd At-Ali. Regards sur une œuvre pionnière », est édité par la maison Tira Editions. En 4ème de couverture de l’ouvrage en question, Dr Amar Ameziane écrit :« Outre l’acte de modifier des récits anciens, Belaïd At-Ali effectue une avancée notable en transformant un modèle générique traditionnel, ce qu’il fait dans « Lwali n wedrtar » (le saint homme de la montagne), en partant de la légende hagiologique qu’il parodie pour produire une esthétique de roman. La partie « Amexlud » (Le mélange) des Cahiers contient des histoires ancrées dans le quotidien des kabyles. Belaïd y décrit, dans une langue savoureuse, les petites manies des villageois. Les textes différent des récits traditionnels en plusieurs aspects, ce sont des histoires brèves, teintées de réalisme et porteuses d’une intensité dramatique qui les rapproche de la nouvelle».
S. O. A.

