Presqu’une semaine, après les élections communales, les résultats du scrutin à Iferhounene ne semblent pas faire l’unanimité. Au contraire, la contestation est toujours de mise.Lundi dernier, pour faire entendre leurs voix, les candidats du plus vieux parti d’opposition ont décidé, en compagnie de quelques citoyens, d’occuper la mairie de la localité.Ce n’est qu’après l’arrivée du chef de daïra d’Iferhounene, que les contestataires ont consenti à libérer les lieux.D’après notre source, les militants du FFS qui contestent la validité de certains bureaux de vote et particulièrement celui d’Aït Arbi, se sont rendus à l’APC pour demander à consulter les documents électoraux car d’après eux, on aurait fait voter les absents et les morts dans le bureau de vote sujet à contestation. L’administrateur de la commune aurait refusé d’accéder à la requête des plaignants, fort de la loi qui stipule que, seule la justice, est habilitée à consulter les procès-verbaux et les listes.Par ailleurs, convaincus d’être dans leur bon droit, les élus de la formation d’Aït Ahmed ont demandé, carrément, l’annulation du vote du village d’Ait Arbi.Ce qui entraînerait un bouleversement des résultats, puisque l’électorat de cette localité, avec plus de 250 voix, dont la plupart sont revenues à l’ex-parti unique, est l’un des plus importants de la commune d’Iferhounene.Or, si le FLN a obtenu le même nombre de sièges que le FFS, c’est grâce à l’urne remise en cause. Pour mieux cerner les tenants et aboutissants de tout ce bruit, il faut savoir qu’à égalité de sièges, le poste de premier magistrat de la commune revient au plus âgé. Il se trouve que l’élu du FLN, Ait Allioua Hachimi est plus âgé que celui du FFS, M. Allab,le P/APC déchu, suite aux dissolutions du mois d’août dernier.Signalons que cette rivalité ne date pas d’aujourd’hui, puisque les deux protagonistes ont eu déjà à présider l’APC d’Iferhounene.
Nacer B.
