Cinq mois avant le délai fixé, soit avril 2006, l’Algérie a achevé de détruire son stock de mines antipersonnel. Cette opération entre dans le cadre de l’application de la Convention d’Ottawa, signée par notre pays en 2000 et qui prévoit l’éradication complète de cette redoutable arme qui tue et mutile chaque année des millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde. Steve Goose, directeur de l’influente Human Right Watch, ainsi que madame Joddie Williams paix Nobel de la paix et coordinatrice de la campagne internationale contre les mines antipersonnel ont salué cette action de l’Algérie qui est le premier pays au monde à avoir totalement détruit ses mines. Rappelons que le président de la République a présidé en personne cette opération, lui donnant ainsi un caractère solennel, à la mesure de l’événement. Dans une allocution prononcée devant les représentants de chancelleries étrangères et d’ONG, il a déclaré qu’il s’agit d’une victoire que les Algériens partagent avec les autres peuples de la planète. Mais, hélas, comme il le rappellera, si l’Algérie détruit son stock de mines antipersonnel, il reste encore dans notre pays des milliers de mines implantées par l’armée coloniale durant la guerre de libération nationale et qui continuent à tuer et à mutiler des gens, quarante trois ans après l’indépendance. Le président Bouteflika a aussi plaidé pour l’universalisation de la convention d’Ottowa, pour que le monde soit débarrassé de cette arme pernicieuse qui tue et mutile des milliers de personnes dans le monde.
S. Aït Larba
