Dans la cadre de l’accord sur la conservation des oiseaux des eaux migrateurs d’Afrique Eurasie (The Africain Eurasian Migratory Waterbird) et dans le but de prendre connaissance des espèces d’oiseaux migrateurs qui transitent ou séjournent dans les zones humides de la wilaya de Bouira, la Conservation des forêts locale a procédé, durant le mois de janvier dernier, en collaboration avec le Parc national du Djurdjura (PND), au recensement des oiseaux migrateurs des zones humides, en provenance de l’Europe vers l’Afrique subsaharienne et équatoriale, qui transitent par les zones humides d’Algérie, notamment les barrages Oued Lekhel (Sour El-Ghozlane), Tilesdit (Bechloul) et Koudiat Acerdoune (Lakhdaria), sans oublier plusieurs retenues collinaires, selon un communiqué de presse de la Direction des forêts de la wilaya.
La migration, a-t-on affirmé, commence à partir du mois d’octobre, selon un calendrier bien précis et la spécificité de chacune des espèces, que ce soit pour se reproduire pendant la période d’hiver ou poursuivre leur périple vers l’Afrique. Un séjour qui se prolonge jusqu’au mois de mai, à la fin du printemps et au début de l’été. Dès lors, durant cette saison caractérisée par ses chaleurs caniculaires, on voit les oiseaux retourner en Europe. A souligner que cette opération de recensement est synchronisée avec celle se déroulant en Europe, a précisé ledit communiqué. Elle a permis aux services concernés de visiter huit sites humides de la wilaya et d’identifier 13 espèces d’oiseaux.
Dans ce sens, sur les 1 434 oiseaux, 612, soit presque la moitié, ont été recensés, au niveau du barrage Tilesdit (Bechloul) et 471 dans le barrage Oued Lekhel (Sour El-Ghozlane). L’opération a permis l’identification de 692 colverts, 389 grèbes huppés, grèbes castagneurs et autres milouins, goélands, souchets, cormorans, hérons garde-bœuf, hérons cendrés, foulques et poules d’eau. Une fois l’opération terminée, a précisé la Direction des forêts, les renseignements recueillis seront transmis à la Direction générale des forêts qui, à son tour, les transmettra à l’Organisation mondiale de la protection des zones humides pour l’évaluation du nombre d’espèces d’oiseaux migrateurs, ainsi que la répartition de leurs espèces, entre celles qui y séjournent de façon temporaire et celles qui nidifient dans les différents zones humides.
M’hena A.

