La dernière session criminelle de l’année en cours s’ouvre aujourd’hui, a indiqué la cellule de communication de la cour de Tizi-Ouzou.
Durant cette session, les juges auront à trancher dans plus d’une cinquantaine d’affaires criminelles.
Les affaires qui y seront traitées sont celles relatives aux délits de vol et de constitution de groupes de malfaiteurs, au nombre de vingt trois (23), d’homicides et de tentatives de meurtre avec préméditation (08), de terrorismes (10) et d’atteinte à la pudeur (07). Des affaires d’enlèvements, de trafic d’armes et de falsification seront également au programme de cette dernière session de l’année. Pas moins de deux cent vingt trois (223) accusés auront, donc, à répondre de différents chefs d’inculpation. Cent quatorze (114) parmi eux sont actuellement en détention, soixante trois (63) en liberté provisoire et quarante six (46) en fuite. La cour de Tizi-Ouzou aura, notamment, à trancher dans l’affaire de l’enlèvement et du meurtre d’Aghilas Hadjou, survenu le 18 octobre 2012 dans la daïra d’Azeffoun. Cette affaire qui a déjà fait l’ouverture de la deuxième session criminelle, avait été reportée. Le motif du report était l’absence de l’avocat de l’un des quatre accusés, qui avait alors refusé la désignation d’un autre avocat pour assurer sa défense. Les quatre personnes impliquées dans cette sordide affaire, à savoir Mohamed H., Amar C., Mahdi B. et Amar Y., se présenteront à nouveau devant le juge d’instruction et auront à répondre à différents chefs d’accusation, aussi lourds les uns que les autres, notamment « constitution et association d’un groupe de malfaiteurs en vu de préparer et commettre un homicide avec préméditation, enlèvement et rapt en vue de réclamer une rançon et dissimulation de cadavre ». Pour rappel, le jeune Aghilas Hadjou, âgé de 19 ans et fils d’un entrepreneur de travaux publics à Azeffoun, a été assassiné par ses ravisseurs qui ne sont autres que ses propres amis. Son cadavre avait été retrouvé quelques jours après le rapt par les éléments de la gendarmerie nationale, enterré dans une plage à proximité du village Idjermane, dans la commune de Sidi Khelifa, à l’Est de la daïra d’Azeffoun.
Karima Talis

