Les enseignants du primaire et du moyen grondent à leur tour

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Décidément, rien ne va plus dans le secteur de l’Education. Après le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi), qui avait déclenché une grève ouverte, le 7 octobre, ce sont les enseignants du cycle moyen et primaire qui menacent de passer à l’action. La commission nationale des enseignants du primaire et de l’enseignement moyen, affiliés au syndicat de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), veut réinvestir le terrain de la protesta pour demander au ministère de l’Education de revenir sur leur statut. Ils demandent de revoir la classification des enseignants du primaire et des professeurs de l’enseignement moyen qui ne bénéficieraient pas de la reclassification énoncée dans le dit statut, c’est-à-dire la catégorie 11 pour le primaire et la 12 pour le moyen. En effet, l’Unpef réclame, dans un communiqué transmis à notre rédaction, le droit des enseignants du primaire à passer de la classe 10 à la 11, sans condition préalable, et celui des enseignants du moyen d’accéder à la 12. Les rédacteurs de ce communiqué déplorent le fait que le ministère de tutelle continue à négliger la revendication principale de cette corporation éducative, relative à la correction du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier des travailleurs de l’Education. Les enseignants du primaire et de l’enseignement moyen exigent du gouvernement qu’il leur rende justice, en leur accordant le droit de promotion comme suit : «Passer de la 10 à la 11 pour les enseignants du primaire et de la 11 à la 12 pour ceux des CEM. Le droit d’accéder au grade d’enseignant principal à ceux qui ont 10 ans de travail et à celui d’enseignant formateur pour ceux qui en ont plus». Les autres principales réclamations de ces enseignants, faut-il le rappeler, sont : «l’intégration de tous les enseignants du primaire et du moyen, sans condition, l’uniformisation du mécanisme d’intégration des corps d’enseignement, la promotion verticale des cycles, la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et des adjoints d’éducation à la catégorie 10».

Lamia Ouchenir

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