La bibliothèque toujours fermée

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Les responsables de l’association socioculturelle «Azar» du village Seddouk Ouadda, dans la commune de Seddouk, ne savent plus à quel saint se vouer pour l’affectation d’un encadrement pour le fonctionnement de la bibliothèque.

Les responsables de l’association socioculturelle « Azar » du village Seddouk Ouadda, dans la commune de Seddouk, ne savent pas à quel saint se vouer pour les aider auprès de l’APC de Seddouk et de la DAS de Béjaïa qui font la sourde oreille à leurs demandes d’affectation d’un ou deux agents pour le fonctionnement de la bibliothèque, inaugurée par les autorités locales le 16 avril dernier, selon Khacham Khelifa, président de la dite association. « Nous avons vraiment peiné pour la création d’une bibliothèque au niveau de notre village. Les notables ont mis à notre disposition un local que nous avons aménagé. Nous avons acquis les équipements et les meubles indispensables. Nous avons acheté aussi des livres. Quand toutes les conditions sont réunies, nous avons choisi la date du 16 avril, journée du savoir, pour son inauguration en présence des autorités locales. Les membres de l’APC présents nous ont promis l’affectation de deux agents pour son ouverture. Nous avons attendu six mois pour leur rappeler leur engagement. Nous fûmes étonnés de leur réponse à notre rappel qui est un niet catégorique, prétextant que l’APC n’a pas reçu un quota conséquent en agents du filet social.  Nous nous sommes dirigés alors vers la DAS de Béjaïa où le responsable du service approprié nous a informés que cet organisme a cessé de doter les associations en personnel du filet social. Nous avons continué notre démarche en saisissant par écrit le directeur de la DAS et nous sommes dans l’attente d’une réponse favorable à notre demande », a déclaré notre interlocuteur. Et continuant dans le même ordre d’idées, en lançant un appel à tous ceux qui peuvent leur venir en aide pour l’ouverture de cette bibliothèque indispensable pour la jeunesse locale qui souffre du manque de loisirs. « Les jeunes de notre village manquent cruellement de loisirs. Pour leur éviter l’oisiveté le farniente et la monotonie qui conduisent vers les fléaux sociaux qui les guettent à tous bouts de champ, nous avons crée la bibliothèque qui leur servira de lieu de convergence pour tuer l’ennui et se servir des livres pour aiguiser leur intelligence. Les élèves des classes d’examens des trois paliers trouveront leur compte dans l’ouverture de cette maison du savoir, pour leurs révisions. Mais force est de constater que son ouverture n’est pas inscrite dans l’agenda de nos autorités locales. La culture est vraisemblablement le dernier de leurs soucis. Il nous reste donc qu’à nous louvoyer auprès des hauts responsables de l’administration. A l’occasion de l’ouverture de la 18e édition du salon international du livre d’Alger, je lance un appel au wali de Béjaïa, à l’APW et aux organismes chargé de la culture et de la jeunesse pour user de leur pouvoir en instruisant les organismes étatiques chargés de la gestion du personnel du filet social à nous affecter un ou deux agents », a ajouté notre interlocuteur.                            

  L. Beddar

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