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Les citoyens de Tamdikt ferment la RN68

Les habitants de la localité de Tamdikt et de la basse-M’Kira, situées à proximité de la RN 68, ont, tôt dans la matinée d’hier, procédé à la fermeture de cette importante voie au trafic routier. Dès la veille, en pleine nuit, ils avaient installé en travers de la chaussée des troncs d’arbres, de grosses pierres et une quantité de tessons de bouteilles. Dans la station de fourgons de Tizi-Gheniff, qui assurent la desserte entre les Issers (Boumerdès) et cette dernière localité nous apprîmes que ces citoyens protestataires dénonçaient l’augmentation du prix du ticket sur ce trajet. Une augmentation qui pénalise en premier lieu les collégiens et les lycéens de la région de M’Kira qui suivent leur scolarité dans les établissements de Tizi-Gheniff. En effet, le prix du voyage est passé de 50 à 80 DA. Les transporteurs n’ont pas hésité à venir à notre rencontre pour expliquer les faits. « Les habitants de Tamdikt pensent que nous avons augmenté le prix du ticket pour le trajet Tizi-Gheniff/Issers. Mais c’est totalement faux. Ce que nous avons fait, c’est que nous sommes revenus au prix réel, en vigueur, comme c’est indiqué sur le ticket remis au client », nous déclare ce transporteur. Voyant que nous n’avions pas bien saisi son explication, il appela un collègue à la rescousse. Celui-ci nous expliquera et nous précisera : « Voilà nous sommes à la station, ici ou à Issers. Nous prenons le départ lorsque le véhicule est chargé et le prix du ticket sur ce trajet est de cinquante (50) dinars. Néanmoins, et jusqu’à Tamdikt, nous ne prenions que quarante (40) dinars. Mais dernièrement, nous avons pris la décision de faire payer nos clients au prix indiqué sur le ticket  sur n’importe quelle distance, y compris ceux de Tamdikt, ce qui a soulevé leur courroux ». En ce qui concerne les collégiens et les lycéens de Tamdikt, tous nos interlocuteurs soutiennent que la rumeur disant que nous faisons payer le trajet aux adolescents au prix de vingt (20) dinars est totalement fausse. Il est toujours à quinze (15) dinars. Par ailleurs, les transporteurs ont été approchés par les services de la police des sûretés des deux daïras (Issers et Tizi-Gheniff), au niveau de leurs stations respectives. Ils ont dû expliquer la situation.

Essaid  Mouas

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