L'oued d’Amizour toujours menaçant

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Une dizaine d’hectares de terres ainsi qu’une centaine d’habitations situées au centre-ville de la commune d’Amizour sont exposées à un véritable danger, suite à la dégradation du site, conséquence de certains dépassements causés par des facteurs humains en premier lieu.

C’est ce qu’a révélé une société d’études techniques dont le siège se trouve à Sétif. L’oued Amizour menace les habitants sur tous les plans : écologique, économique, social et sanitaire. Une situation inquiétante ! La SETS avait démontré après une longue étude en trois phases, que l’existence d’habitations au niveau de la zone de servitude de l’oued reste la principale cause des inondations accentués par d’autres facteurs, à savoir le déchargement des remblais à l’intérieur du lit de l’oued, la formation de dépôts de remblais par les sédiments charriés et la transformation de l’oued en décharge publique pour toute sorte d’ordures ménagères. Des facteurs qui ont engendré une diminution de la section d’écoulement et de sa vitesse, ce qui provoque le relèvement du plan d’eau libre, et par conséquent l’inondation et la submersion des habitations implantées sur les deux rives de l’oued. La même étude affirme qu’il est recommandé de réaliser un bétonnage sur les marges de l’oued afin d’éviter toute sorte de dégâts qui peuvent surprendre une centaine de maisons. Pour assurer l’hygiène, éviter les risques et dégâts matériels et humains, la canalisation de l’oued ainsi que la réalisation d’une station d’épuration qui prendra en charge le traitement des eaux usées ménagères et industrielles, en supprimant le risque de contamination de la nappe phréatique et les deux forages qui alimentent une partie importante de la population, soit 28 000 habitants, en eaux potable, reste l’unique issue. Il est à rappeler que le wali de Béjaïa avait promis qu’une partie de cette infrastructure sera concrétisée par les services de l’hydraulique de la wilaya de Béjaïa en 2012, mais, à ce moment, le projet n’a pas encore vu le jour.

A. Mehdi

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