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Legs du colonialisme

Parmi les legs du colonialisme français en Algérie (voilà une ‘’œuvre’’ dont les auteurs de la loi française du 23 février 2005, qui glorifie les hommes et les femmes qui ont fait les colonies ne tient pas compte), il y a les mines antipersonnel qui, au plus fort de la Guerre de Libération nationale, on été enfouies tout au long des régions frontalières. Plusieurs décennies après, elles continuent à exploser, provoquant la mort ou la mutilation de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants. Des millions de ces mines ont été détruites, depuis l’indépendance, et le Président de la République a salué, dans le discours qu’il a prononcé lors de la destruction du stock de mines algérien les pays qui, comme l’ex-URSS ou le Canada, ont aidé l’Algérie à se débarrasser de ces mines. Mais hélas, il reste encore, dans notre sol, quelque trois millions de mines encore enfouies et qui menacent de sauter, à tout moment, sous les pieds d’innocents. Le Président de la République a critiqué la France qui a refusé de remettre aux autorités algériennes les cartes des zones minées, ce qui aurait pu épargner de nouvelles victimes. Si l’Algérie, en détruisant son stock de mines antipersonnel, a montré sa volonté d’œuvrer pour la paix et le respect des droits de l’homme, ce n’est pas le cas des grandes puissances, qui jusqu’à présent n’ont pas ratifié la convention d’Ottawa, ni même de pays du Tiers monde qui, n’hésitent pas à s’ériger en protecteurs de droits de l’homme. Pour rappel, en plus de l’Algérie, seul quatre pays arabes ont signé cette convention et se sont engagés à détruire leurs stocks de mine : La Tunisie, la Jordanie, le Yémen et Qatar. C’est peu, même très peu !

S. Aït Larba

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