Menace sur la récolte d’olive

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La violente tempêtes de vents qui a sé dans la nuit de lundi à mardi, sur la région de M’Chedallah et dont la vitesse a frôlé par moment, les 100 km/heure, pourrait, selon certains agriculteurs de la région, avoir des retombées catastrophiques sur la prochaine récolte d’olives.

En effet, les agriculteurs ont constaté avec stupeur, au lendemain de cette tempête, que toute la récolte des olives a été détruite à cause des bourrasques de vent qui ont énergiquement secoué les oliviers. Ce phénomène de la nature a laissé derrière lui un décor d’une récolte apocalyptique, puisque toute la récolte a été complètement perdue. Le cordon des grains rachitiques, qui a moisie suite à la longue sécheresse que connaît la région, a cédé sous les violentes rafales de vent. Les agriculteurs n’ont rien pu faire face aux caprices de la nature, hormis constater, que cette tempête a réduit à néant leur espoir de tirer un quelconque profit de la prochaine saison d’oléiculture. À signaler que même les oliveraies irriguées qui forment environs 20% de cette filière dans la région ont subi les mêmes dégâts à cause de la chaleur et les maladies contagieuses qui accompagnent toujours une longue sécheresse comme celle de cette année. L’élevage aussi n’a pas été épargné par ce considérable retard des traditionnelles pluies d’automne. Les parcours de pâturage sont lugubrement nus, alors qu’habituellement les herbes précoces sont déjà assez hautes et fournies pour constituer un considérable complément de bétail, ce qui revient à dire que les éleveurs ont commencé déjà à puiser sur les stocks de foin et de paille constituant des réserves destinées à l’hiver, cela d’un côté. D’un autre côté le retard des pluies est aussi annonciateur d’un très faible rendement de la prochaine fenaison qui est aussi compromise que celle de l’oléiculture, sachant que l’emblavement qui précédé la période des semences accuse un énorme retard, notamment au niveau des terrains non irrigués. Résultat, le même retard est aussi enregistré pour la filière céréaliculture. Notons enfin, que l’agriculture est aussi touchée de plein fouet par la sécheresse à cause d’un tissu végétal qui n’a enregistré aucune reprise et d’où les abeilles ne peuvent tirer aucune substance pour la fabrication du miel.

Oulaid Soualah

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