Après huit joursde festivités, dédiés au quatrième art, la 5ème édition du festival international du théâtre de Béjaïa a été clôturée, avant-hier.
Une belle soirée a été organisée à la maison de la culture Taos Amrouche, en présence des autorités locales et des délégations des pays participants. Dans la grande salle, le public s’est régalé d’un riche programme musical. Les organisateurs ont eu, en effet, la merveilleuse idée de convier l’orchestre symphonique national et le chanteur Djamel Allem, ainsi que la prestigieuse troupe polyphonique d’Ighil Ali, qui ont créé une ambiance des plus attrayantes. Pendant près d’une heure, l’assistance fut bercée par des airs de Verdi, Brahms, ainsi que des compositions locales, magistralement interprétées par la troupe symphonique dirigé par le maestro Rachid Saouli. Djamel Allem, quant à lui, a puisé dans son répertoire deux de ses plus belles chansons. Il a chanté ‘’ur tsru’’ (ne pleure pas), et ‘’Djawhara’’ (l’émeraude). Vers la fin de la soirée, les troupes ont été priées, l’une après l’autre, de monter sur scène pour recevoir des trophées symboliques. Au même moment, au niveau de la place du 1er Novembre (ex-place Guidon), se déroulait la parodie « Ca soufi », de Andréa Benaglio, du théâtre italien « Cunchéon », interprétée par la troupe italienne, entourée d’une foule nombreuse qui, visiblement, voulait profiter du festival jusqu’à la dernière seconde. Rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine, même date, même endroit, pour une sixième édition encore plus riche et plus ambitieuse, comme l’a promis le commissaire du festival et directeur du TRB, M. Omar Fetmouche. Belle fin, pour ce rendez-vous, qui durant une semaine a mis une ambiance chaude à travers la vile, rarement vu. Avec une participation de 20 pays, 200 spectacles, et une quarantaine de pièces.
M.H.Khodja

