Les directeurs de lycées menacent d’un nouveau débrayage dès le 25 novembre – Va-t-on éviter cette énième grève ?

Après une trêve qui a duré un peu plus de cinq mois, les proviseurs et censeurs des lycées décident de reprendre le chemin de la protesta, afin d’exiger un meilleur classement que celui qui les met sur le même pied d’égalité avec les enseignants. En marge de son conseil national tenu dimanche dernier, la commission nationale des directeurs et censeurs des lycées a pris la décision d’adhérer à la grève ouverte, prévu à partir du 25 novembre prochain, à laquelle a appelé l’Union nationale des personnels de l’éducation et de formation (Unpef). La commission en question a également décidé de respecter les résolutions du conseil national de l’Unpef. En effet, les premiers responsables des établissements secondaires ont décidé de prendre part aux marches et aux rassemblements de protestation que prévoit l’Unpef dans les prochains jours. À noter que les directeurs et censeurs des lycées boycottent, depuis lundi dernier, les différents séminaires de formation avec l’instance d’inspection. Selon le président de la commission en question, M. Ennoui Ben Barghouth, ces actions restent l’ultime moyen d’expression devant la fuite en avant du ministère de Tutelle qui tarde toujours à prendre en charge les revendications des directeurs et censeurs des lycées. Il y a lieu de rappeler, en outre, que les directeurs et censeurs rejettent les amendements introduits dans le statut particulier des personnels spécifiques de l’éducation nationale. Ils contestent principalement leur classement « à la catégorie 16 au même titre que d’autres fonctionnaires qui ne s’acquittent pas de tâches et de missions aussi lourdes et contraignantes, à l’image du corps de l’enseignant. La commission réclame un classement hors catégorie pour les directeurs de lycée et le classement des censeurs à la catégorie 17 ». Pour lui, il est inacceptable que les premiers responsables des établissements scolaires soient classés à la catégorie 16, au même titre que les enseignants formateurs.

L. O. Challal