Avant-hier, les habitants de la nouvelle-ville, allant de l'EPLF jusqu'aux logements squattés en 2001, ont décidé de donner un meilleur décor à leurs quartiers respectifs.
En effet, cette initiative a été prise par quelques jeunes qui ont sollicité l’APC. « En voyant tout le décor qui nous entoure, nous avons demandé aux élus de l’APC de nous aider et ils ont vite adhéré à cette démarche. Du coup, nous avons avisé tous les habitants des quartiers à participer à cette grande journée de volontariat. Et comme vous voyez, la mobilisation a été totale », nous répondra un volontaire. En effet, l’APC a mis à la disposition de ces volontaires tous les engins disponibles. Ainsi, en fin de journée, on a constaté que finalement ces quartiers ont été nettoyés de fond en comble. Pour un autre interlocuteur, la propreté est l’affaire de tous, d’autant plus que les résidents ont tous en mémoire ce qu’ils ont enduré durant toutes les années qu’ils ont passées dans ce quartier entièrement à l’abandon. Les habitants de ces logements squattés ont très bien accueilli l’opération de bitumage réalisée dans cette cité et attendent toujours un geste des autorités au sujet de l’électrification et du gaz naturel. « Que ce dossier soit clos! Que ceux qui ne méritent pas ces logements soient évacués! Mais qu’on nous donne le courant électrique et le gaz comme les autres », s’insurge un squatteur. C’est désolant de voir ces centaines de câbles électriques traîner par terre ou survoler l’espace. Notons que, depuis les états généraux tenus dernièrement à la wilaya, où des instructions fermes ont été données aux participants, notamment aux collectivités locales, des opérations de nettoyage et des actions sont entreprises dans toute la daïra où, par exemple, des équipes de Blanche Algérie sillonnent les axes routiers (RN25, RN30, RN68) en vue de collecter toutes les canettes de bière et autres bouteilles en plastique jetées dans les fossés et sur les accotements. « La propreté fait partie du quotidien de tout un chacun. D’abord, le respect de la nature et de l’environnement en général commence par la cellule familiale, puis l’école et puis le quartier. Ce n’est pas en pénalisant des personnes qu’on pourra instaurer le respect de ce qui nous entoure. Mais tout doit s’apprendre. C’est tout le monde qui doit s’impliquer même si parfois il est recommandé de recourir à des amendes, notamment en ce qui concerne les grands pollueurs », tel est l’avis d’un ingénieur en environnement.
Amar Ouramdane

