Les étudiants durcissent le ton

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Face à la « sourdine » des responsables de l’université les étudiants en sciences infirmières, qui ont entamé une grève dimanche dernier, ont décidé de poursuivre leur mouvement « jusqu’à satisfaction de leurs revendications ». 

Pour rappel, l’action des étudiants de cette filière est motivée par plusieurs « carences » qui sont restées telles quelles depuis le lancement de cette filière en 2011 à l’université de Béjaïa. Les étudiants grévistes ont pour revendications principales « la signature du diplôme par la faculté de médecine, la reconnaissance du diplôme de sciences infirmières et l’ouverture du master ». En somme, les étudiants qui, actuellement, sont pris en charge par la faculté de médecine, alors qu’administrativement ils dépendent de la faculté des sciences de la vie et de la nature (SNV), revendiquent un statut « entier et reconnu par les instances ministérielles ».  

« Nous sommes des futurs paramédicaux, destinés au secteur de la santé nous nous demandons pourquoi on nous maintient dans la faculté des sciences de la vie et de la nature », dénoncent les étudiants grévistes, qui se sont rapprochés de nos locaux. Alors que la première promotion de cette filière s’apprête à sortir, cette année, les étudiants ne savent plus quelle faculté assumera leur diplôme, celle de médecine ou celle des sciences naturelles et de la vie. Ils redoutent que leur diplôme final comprenne le cachet de cette dernière, «qui n’a rien à voir avec la santé », disent les contestataires. L’autre revendication, concerne l’accès au master, après l’obtention de la licence. Selon les étudiants, « si nous avons choisi le LMD, c’est pour pouvoir aller au-delà de la licence. Alors, pourquoi on veut nous barrer le chemin en nous interdisant l’accès au master ». Après deux réunions « qui n’ont pas mené à grande chose » avec le doyen de la faculté de médecine et le recteur, d’après les étudiants, les représentants des étudiants en sciences infirmières exigent « du concret» et non des promesses verbales. En réaction au mouvement des étudiants, la faculté de médecine a rendu public un communiqué en date du 07 novembre dernier, rappelant que la filière en question appartient à la faculté SNV et que son introduction dans la nomenclature des professions de la santé est en cours, puisqu’il s’agit d’une nouvelle filière. Une nouvelle qui a rassuré quelque peu, les étudiants mécontents, sauf que ledit document (le communiqué), n’a été suivi que d’un cachet, mais pas de signature, chose qui maintient leurs préoccupations d’actualité.  

                               

M. H. Khodja

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