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Peines de quatre et deux années de prison ferme

Plusieurs affaires ont été inscrites dans le rôle du tribunal correctionnel de Draâ El-Mizan, avant-hier, dont la plus attendue est sans nul doute celle du réseau de prostitution démantelé par la brigade mobile de la police judicaire BMPJ) de Boghni, voilà plus d’une dizaine de jours et où quatorze personnes, dont onze (11) femmes, étaient impliquées. En effet, présentés la première fois, au lendemain de leur interpellation devant le parquet près tribunal de Draâ El-Mizan, deux hommes et cinq femmes seront placés sous mandat de dépôt pour de nombreux griefs retenus contre eux, notamment de création d’un lieu de débauche, prostitution, détention d’armes sans autorisation, détention de drogue, création d’un commerce illicite et sans autorisation. Les autres membres présumés du réseau ont été laissés en liberté provisoire en attendant leur jugement qui devait avoir lieu à la prochaine audience du tribunal correctionnel. Ce n’est qu’en début d’après-midi que le verdict est tombé avec des peines de quatre années de prison ferme et des amendes de 20 000 dinars à l’encontre des deux hommes qui étaient en détention préventive, alors que les cinq femmes qui étaient placées dans les mêmes conditions écopèrent de deux années de prison ferme chacune et une amende de 10 000 dinars. Toutes les autres personnes laissées en liberté provisoire s’en sont sorties avec une peine d’une année de prison avec sursis. Par ailleurs, deux autres affaires ont retenu l’attention des nombreux présents, qui n’ont pas voulu quitter la salle d’audience jusqu’à l’annonce des verdicts cités plus haut. Il s’agit notamment de celle relative à ce fils qui maltraitait, pendant neuf longues années, sa pauvre mère, qui finira par déposer plainte contre lui. Il sera condamné à deux années de prison ferme. L’autre affaire concerne l’accident qui avait coûté la vie, au mois de juillet 2011, à une fillette âgée de cinq années, tombée dans une fosse creusée par l’ADE pour la réparation d’une fuite, sans qu’on la remette en l’état à la fin des travaux, à la cité police de Draa-El-Mizan. L’ADE de la localité a ainsi été mise en cause, bien que son directeur a tenu à ne pas endosser seul la responsabilité de ce malheureux et tragique accident qui avait ému toute la ville de Draâ El-Mizan. Le verdict sera connu la semaine prochaine.

Essaid Mouas

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