La suite de l’histoire de Doudouche dans le Film « Ma mère m’a dit » a été projetée, hier, à la maison de la culture Mouloud Mammeri. Une histoire aux événements rocambolesques, projetée devant un public curieux de connaître l’enchaînement de l’histoire. Réalisée en deux partie, la suite du film « Ma mère m’a dit » raconte l’histoire de la petite Sarah, interprétée par Kenza Choukrane, la fille de Doudouche, l’héroïne de la première partie du film réalisée en 2005. Cette dernière, émigrée, ayant perdu ses deux parents, se voit obligée de revenir au pays vivre avec ses oncles maternelles. Agé de 12 ans, elle subit les misères que lui fait endurer Nna Tassadit avec la complicité de sa petite fille et sous le regard impuissant de Dda Brahim. Ce sont les deux parties du film qui ont été diffusées dans la matinée d’hier, en avant-première, au niveau du petit théâtre de la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de la majorité des acteurs, du réalisateur, Younes Boudaoued. Un important public a assisté aux deux séances. Ce dernier a applaudi le jeu de certains acteurs, pour ensuite laisser libre cours aux critiques. Les présents soulèveront en effet la légèreté avec laquelle certaines scènes ont été tournées, le jeu moyen de certains acteurs et le caractère loufoque de l’histoire elle-même. Younes Boudaoued, à la fin de la projection, justifiera ces carences en affirmant que le film « a été tourné en 12 jours, chose qui n’est pas facile ». Une information qui explique facilement les erreurs, les manquements et les maladresses relevées par le public. Malgré toutes les critiques, le réalisateur insistera, auprès de nous, sur le fait que film a été réalisé dans un temps record. « Nous avons amélioré la technique et la qualité des images entre autres, ceci en 22 jours seulement ». D’autre part, il a souligné « le succès de « Ma mère m’a dit 1 », ajoutant que « si cette deuxième partie rencontre le même succès, nous penserons à la réalisation d’une autre série autour de la malédiction qui règne sur le foyer de Dda Brahim ». Younes Boudaoud souligne par ailleurs que le film « sera projeté au festival de Lille le 13 décembre prochain. Une autre projection est aussi prévue à Montréal le 19 avril prochain ». Il ajoutera : « Ma mère m’a dit 2 sera soumis à la commission du festival culturel national annuel du film amazigh pour une éventuelle participation à sa prochaine édition ». Pour résumer l’histoire, et dans la première partie d’1h40, c’est le sort de Belaïd, ex-prétendant de Doudouche qui est mis en avant. Ce dernier est contraint de rentrer au pays le jour de son mariage avec Célia, pour assister à l’enterrement de sa sœur. Il ne pourra de ce fait plus retourner en France, si ce n’est en épousant Linda. Cette dernière qui s’avère par la suite n’être que la demie soeur « cachée » de sa femme qui l’attend en France. La deuxième partie d’une heure 20 mn, est quant à elle axée sur le quotidien de Sarah, adulte. Un rôle interprété par Sabrina Loukkkab. La jeune fille endure dans le silence la méchanceté de sa tante Nna Tassadit qui n’a qu’un seul objectif, se venger de la fille de Doudouche qui a refusé autrefois un mariage arrangé avec son fils Belaïd. Les soucis et les ennuis de Sarah disparaîtront après son mariage avec Yacine l’émigré (interprété par Yacine Redouani) et ceci malgré les ultimes efforts de Nna Tassadit pour empêcher le mariage.
T. C.

