Tafoughalt, l’un des plus grands villages de la commune d’Aït Yahia, comptant plus de cinq mille habitants, souffre du manque d’eau potable. Même si des opérations sporadiques sont réalisées, ici et là en matière d’AEP, pour remédier à ce problème, les villageois estiment que seul l’achèvement de la conduite, en cours de réalisation à partir de Draâ El-Mizan, pour bénéficier de l’eau du barrage de Koudiet Acerdoune, pourra mettre un terme à leur calvaire. » C’est quand même un projet qui a traîné. Pourtant, on nous avait annoncé qu’on aura de l’eau à la fin du mois d’août. Trois mois après, les travaux ne sont pas encore achevés… », nous dit un habitant du quartier d’Ath Hanouts. Dans notre virée sur les lieux, nous avons constaté que l’entreprise était à pied d’œuvre. » C’est un terrain un peu accidenté. En certains endroits, nos engins ne peuvent pas y pénétrer. Mais nous avançons quand même. Nous avons réalisé plus de huit mille mètres linéaires déjà », dira une source proche de l’entreprise. L’autre projet à la traîne est celui prévu à partir d’Assif N’Chakour. Comme appoint avant le lancement de la conduite à partir de Draâ El-Mizan, des forages ont été retenus au lieu-dit Chakour. Dans ce projet, deux réservoirs d’eau, dont l’un d’une capacité de 500 m3 ont été achevés, l’un à Lamessala et un autre à quelques 600m des forages de Chakour, pour servir de station de reprise, de même qu’une conduite jusqu’au premier réservoir précité. Il reste tout de même les équipements électromécaniques et électriques à fournir. Avec ces deux projets, les autorités locales comptent non seulement régler le problème d’eau dans ce village, mais aussi celui des villages situés sur le même itinéraire. » Quand cette conduite sera opérationnelle, il y aura aussi les villages d’Imzoughène, d’Ath Moh Kaci et d’Agouni Ahcène qui vont en bénéficier. Et la quantité d’eau pompée vers Tafoughalt sera utilisée pour les autres villages bénéficiaires de la chaîne d’alimentation d’Oued Bougdoura. J’espère que notre commune ne souffrira plus de ce manque d’ici l’été prochain », nous avait déclaré le maire à ce sujet. En attendant la concrétisation de ces deux opérations, les citoyens de Tafoughalt continuent encore à acheter de l’eau à raison de 1200 dinars la citerne.
Amar Ouramdane
