Le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou a prononcé, jeudi dernier, des peines allant de trois à sept ans de prison ferme, dans une affaire de trafic d’armes, à l’encontre de quatre mis en cause.
Le verdict, prononcé tard dans la soirée du jeudi, a vu trois accusés, A. Mourad, H. Djaffar et C. Djamel, écoper chacun de trois années de prison ferme et d’une amende de 30 000 DA, après avoir été reconnus coupables de «commercialisation sans autorisation d’armes de guerre et de défense de quatrième catégorie». Un quatrième mis en cause dans cette même affaire, S. Karim en l’occurrence, a écopé lui, d’une peine de 07 ans de réclusion criminelle assortie de 500 000 DA d’amende. Tout au long du procès, les mis en cause ont nié les faits et clamés leur innocence. Lors du leur première comparution au procès qui s’était déroulé en juillet 2012, A. Mourad, H. Djafar, C. Djamel et S. Karim avaient écopé chacun de 7 années de réclusion criminelle et d’une amende de 500.000 dinars, rappelle-t-on. L’affaire remonte au mois de décembre 2011, lorsque les éléments de la police judiciaire avaient procédé au cours d’une opération, à l’interpellation de A. Mourad et H. Djafar, pris en flagrant délit dans un débit de boisson à Tizi Rached. Un autre individu, O. Boussad, purge actuellement une peine suite à sa condamnation dans le cadre de la même affaire en 2012. Selon l’arrêt de renvoi, des armes automatiques, en plus d’une somme d’argent estimée à 98 000DA, avaient été trouvées sur les accusés lors de la dite opération. Les arrestations avaient permis, quelque temps plus tard une perquisition au domicile de S. Karim, qui avait vendu les deux PA à O. Boussaad. Le procureur avait requis pour tous les mis en cause une peine de 20 ans de prison ferme assortie de 3 millions de dinars d’amende.
F. D.

