Témoignages accablants contre les mis en cause

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Les deux fonctionnaires travaillant au niveau de l’agence postale « Hachemi Madani » de Ain Bessem, placés en détention provisoire par le juge d’instruction près du tribunal de Ain Bessem, pour « détournement de deniers publics », sont toujours en détention. Il s’agit pour rappel, d’une préposée au guichet répondant aux initiales de R.C. et du receveur de la même agence postale (D. M.). Cette affaire, rapportée dans ces mêmes colonnes au début de cette semaine (voir notre édition de samedi 23 novembre 2013), est désormais entre les mains de la justice. D’après les premiers éléments de l’enquête diligentée par les services de la police judiciaire (PJ) d’Ain Bessam, il s’agit bel et bien d’un détournement de près de 200 millions de centimes sur des comptes courants postaux d’usagers, et non pas d’un trou dans la comptabilité de l’agence dont certains bruits ont fait précédemment part et même évalué à près de 670 millions de centimes. Toujours selon nos sources, l’enquête diligentée par les services de la police judicaire (PJ) d’Ain Bessam fait suite à une plaine introduite par la direction d’Algérie Poste de Bouira contre les deux fonctionnaires. Les services de la PJ avaient été également alertés par un citoyen titulaire d’un compte courant, répondant aux initiales de (A.D.), qui avait déposé plainte contre l’agence postale d’Ain Bessam qu’il accusait d’avoir effectué à son insu deux opérations de retrait, respectivement de 160.000 DA et 175.000 DA. Le titulaire du même compte CCP avait déclaré à la police avoir versé une somme de 400.000 DA sur son compte courant au niveau du guichet tenu par la préposée R. C. Or, une telle opération (versement d’une importante somme d’argent) devrait être traitée par le caissier de l’agence. Les enquêteurs, qui ont approfondi leurs investigations, ont découvert que quatre autres personnes avaient été victimes des mêmes détournements. Les investigations ont permis d’identifier une même personne coupable, à savoir la préposée au guichet (R.C.), qui recourait à des chèques avec des identités fictives et autres chèques de secours pour dissimuler les sommes subtilisées après chaque opération de détournement. Les enquêteurs ont découvert que la coupable a subtilisé une somme de près de 200 millions de centimes, avec la complicité du receveur, son responsable hiérarchique, qui était au courant, selon ces mêmes enquêteurs, de ces détournements.

D. M.

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