Les travailleurs du pré emploi ne comptent pas lâcher du lest. En effet, ils comptent organiser, le 16 du mois courant, des actions de protestation à travers toutes les wilayas du pays. «Nous confirmons notre détermination irrépressible à continuer ce combat grandissant, embarrassant pour le gouvernement, jusqu’à acquisition du droit de la titularisation», a indiqué dans un communiqué rendu public hier, le comité national des contractuels et filet social, affilié au syndicat national autonome du personnel de l’administration publique SNAPAP). Ils dénoncent avec force «l’indifférence» des pouvoirs publics, quant à la prise en charge de leurs doléances. «Nous reprouvons fortement la politique du gouvernement face à nos revendications légitimes et légales. Nous revendiquons notre droit à un travail stable et à une vie décente», lit-on dans le communiqué. Les travailleurs du pré emploi ont tenu à condamner «la répression policière», durant leurs rassemblements. Ils ajoutent : «les autorités publiques poursuivent la répression massive des mouvements de riposte, tentant ainsi d’étouffer notre révolte par les représailles dans les places publiques ou par l’arrestations des militants», s’est indigné le syndicat. Ce denier fait état, également, des sanctions administratives, telles que les licenciements et les menaces de renvoi exercées sur les protestataires : «nous condamnons ce comportement irresponsable et affirmons notre totale réprobation. Nous réclamons l’interruption des politiques abusives de menaces et de harcèlement qui touchent nos cadres». La même organisation syndicale lance un appel à toutes les instances juridiques, syndicales, politiques et tous les médias libéraux ainsi qu’aux différentes parties de la société civile, «afin qu’ils apportent leur soutien aux revendications des travailleurs contractuels». Parmi les revendications mises en avant par les travailleurs du pré emploi, figurent leur intégration, l’ouverture du dialogue, le gel des concours de recrutement et la mise en application de la loi stipulant rabaissement de l’âge de la retraite.
Samira Saïdj
