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La grève du 11 décembre maintenue

“Si le secrétaire général de la Centrale syndicale s’avère être incapable de réintégrer un cadre syndical, c’est que quelque chose ne va plus à l’UGTA”, déclarent, unanimes, des cadres syndicaux des douanes de la CNAN, de Nashco et de l’Entreprise portuaire, hier, lors du point de presse organisé à la suite de la demi-journée de protestation.D’abord concernant le bilan, Si Amar du Conseil national du syndicat des douanes, estimera que l’action est un total succès puisque “malgré les menaces et autres intimidations les personnels de Nashco, de l’Entreprise portuaire, de la CNAN (y compris celle de Marseille en France)” ont suivi le mot d’ordre de la coordination. Un navire en partance vers Marseille a même été immobilisé jusqu’à 14 h.Autre déclaration faite par un bagagiste, ayant 24 ans d’ancienneté : “La plus grosse réussite de cette journée demeure dans la participation du secteur privé”, faisant allusion aux entreprises en charge des claristes, bagagistes et autres dockers contractuels.Interrogés sur le sentiment éprouvé suite à cette action, M. Benmiloud de la SNVI-Rouiba déclare qu’ils ont ainsi “renforcé la coordination des syndicats et qu’ils espèrent ainsi libérer l’UGTA des entraves qui l’empêchent d’être ce qu’elle doit être”.Plus offensifs, ils affirment que désormais ils ne permettront plus à Sidi Saïd de permettre un licenciement aussi abusif que celui que vient de subir A. Badaoui.Imaginant un simple docker ou travailleur du port ayant subi la même mesure que Badaoui, ce dernier répondra : “Cela dépend du travailleur, en question. Moi, j’ai décidé de ne pas laisser passer la chose. Plus grave encore, nous ne laisserons pas passer, même si mon problème est réglé, le licenciement de M. Boudrif Farid, SG de la section syndicale du port de Skikda”.A. Badaoui ajoutera : “Cela m’inquiète d’autant plus que la raison invoquée pour justifier son licenciement est la même que celle adressée à mon égard, à savoir : atteinte à l’ordre”.Inquiet des mesures répressives en cours, le secrétaire général du syndicat des douanes, citera également l’exemple des ports d’Arzew, Mostaganem et Boumerdès contre lesquels une plainte a été déposée. En attendant la grande journée de mobilisation prévue pour le 11 décembre, M. Badaoui affirme que la mobilisation au sein des ports sera permanente et que M. Sid Ali Lebib ne pourra rien contre une mobilisation des travailleurs, à même de mener à bien des réformes au sein de l’Union générale des travailleurs algériens : “Une structure désormais ankylosée”, selon les propres dires de Badaoui.

Rachid Kaci

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