Le personnel du CEM Akli Amar de Bouzeguène a observé hier une journée de grève en guise de protestation à la non-satisfaction de leurs revendications par la tutelle. Parmi ces revendications, la suppression de deux postes d’enseignement, la non-régularisation d’un travailleur dans l’établissement, qui reste sans salaire et sans statut depuis une année ainsi que le non-paiement de leurs dus, leurs rappels d’échelons de 2003 et 2004. En effet, au début de l’année scolaire en cours, deux postes d’enseignant ont été supprimés de la carte de l’établissement. Dans un recours adressé à la Direction de l’éducation au mois de septembre dernier, ainsi qu’à l’association des parents d’élèves, on estime que « cette compression n’apportera pas d’effet positif sur la scolarité de nos enfants du moment que le problème d’éducation sportive reste pendant, fera dépasser les 26 heures de travail et les autres collègues enseignants de français dépassent eux aussi les 27 et 22 heures de travail », lit-on. Pour satisfaire ses revendications, le collectif du CEM avait déjà déposé un préavis de grève pour le 26 novembre dernier. Après avoir rencontré des responsables à la direction de l’Education, des promesses leur ont été faites pour résoudre leurs problèmes. Ainsi, leur journée de grève a été gelée mais les promesses n’ont pas été tenues. Pour cela le collectif de l’établissement a décidé d’une journée de protestation pour le 4 décembre. Par cette action donc, les travailleurs interpellent leur tutelle à satisfaire leurs revendications, car dans le cas contraire, ils comptent recourir à des actions, plus radicales dans les prochains jours.
N. Boukella
