«En dépit de son potentiel humain existant, les responsables municipaux n’accordent guère l’importance qu’il faut à la masse juvénile », avance M. Djilali Taleb, président du MSA. Et d’enchainer : « Les résultats du club du Football, qui évolue en division honneur du championnat de wilaya, ainsi que les titres de champions d’Algérie et d’Afrique des athlètes de la JST n’ont, malheureusement, pas persuadé les responsables locaux de se pencher sérieusement sur les préoccupations des sportifs de la commune». Notre interlocuteur explique que les clubs sont asphyxiés financièrement. L’actuelle assemblée n’a octroyé aux trois clubs de la municipalité (Karaté Judo et Football) que 17 millions, dans le budget primitif de l’année en cours, et la même somme a été votée, jeudi dernier, pour l’année 2014. « Que peut faire un club qui possède toute les catégories avec trois millions de centimes ?», s’interrogera M. Taleb, qui met en exergue, également le manque d’infrastructures sportives. Le MS Ait Abdelmoumene, club qui évolue dans le championnat de wilaya de football depuis 10 ans est sans stade. Le club reçoit ses adversaires hors de ses bases, et les joueurs s’entrainent dans les stades des communes limitrophes (Béni Douala, Ouadhias, Béni Aïssi et Mechtras). Mohamed Taleb, président du CSA/MSA, déplore : « Le club est SDF, les responsables municipaux n’ont pas jugé utile de réaliser un stade dans notre commune. Nous dépensons plus de la moitié de nos moyens dans le transport ». Pour rappel, l’aire de jeu de Tizgui, où pourtant tant d’argent a été investi dans l’optique d’en faire bénéficier les jeunes, reste toujours impraticable. Quant aux infrastructures culturelles, elles sont tout simplement inexistantes. Les deux foyers de jeunes, de Tassoukit et de Tadert Ouffela, sont fermés. Les associations de la localité lancent un cri de détresse à l’adresse des responsables municipaux, leur demander de se pencher sur leur cas. « Nos clubs risquent de mettre les clés sous le paillasson, d’un jour à l’autre », tonnera Si El Hadi, un dirigeant du club local de Judo.
A. G.