L’abattoir de la ville de Tigzirt, sis à Sidi Saïd Amar, a été fermé, la semaine passée, sur décision de la direction de l’environnement à cause de manquements aux règles d’hygiène.
En effet, l’abattoir ne sera rouvert qu’une fois les travaux de réhabilitation et de réfection seront achevés. Une réhabilitation nécessaire vu le cas de vétusté et de dégradation avancée dont elle se trouve cette structure communale. La nouvelle a mis dans l’embarras une trentaines de bouchers de pas moins de 08 communes du nord de Tizi-Ouzou, à savoir ceux de Mizrana, Iflissen, Makouda, Tigzirt, Timizart, entre autres. Ces derniers sont contraints de se déplacer vers l’abattoir de Baghlia, dans la wilaya de Boumerdès, ou vers celui de Tala Athmane. Les bouchers activant dans l’abattoir de Tigzirt n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude et de protester auprès des autorités locales. Une demande a, d’ailleurs, été adressée aux élus locaux leur demandant de trouver une solution, en attendant l’exécution des travaux de la réhabilitation de l’abattoir de Sidi Saïd Amar. « Nous avons proposé à l’APC de nous autoriser d’effectuer nos tâches, tôt le matin, avant le début des travaux ou bien de mettre à notre disposition un local provisoirement pour l’abattage des bêtes. Il est impératif de nous trouver une solution, mais apparemment aucune des deux propositions n’a trouvé écho favorable auprès des autorités locales », nous dira un boucher de la ville de Tigzirt. À un autre d’indiquer : « On est appelé à débourser des frais de transports équivalents à 4 000 dinars pour une bête, sans parler de la perte de temps. Dans ce cas, il faut s’attendre à l’augmentation des prix de la viande rouge », avertit un autre boucher de Tigzirt. Donc, les répercussions de la fermeture de l’abattoir de Tigzirt, toucheront tous les citoyens de la région qui verront l’augmentation des prix de la viande alors qu’ils sont déjà inabordables.
S. Sahaf

