Le développement du secteur, une priorité à Béjaïa

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Malgré son caractère touristique, Béjaïa, qui jouit d’une réputation nationale, de par sa côte et ses sites naturels, connaît un déficit important en infrastructures hôtelières. C’est difficilement qu’elle accueille, à chaque saison estivale, la dizaine de millions de touristes qui continuent à en faire une destination privilégiée. Bien que n’ayant pas priorisé auparavant, l’investissement touristique, la région possède onze zones d’expansion touristique (ZET) situées le long du littoral dont deux, celles d’Aokas et de Souk El Tenine, sont en cours de concrétisation. A elles seules, elles contribueront à la réalisation d’une dizaine d’hôtels balnéaires. En comparaison à l’affluence touristique estivale, les infrastructures existantes actuellement, qui se résument à une soixantaine de campings et quelques 80 hôtels pour une capacité de 20.000 lits environs, demeurent insuffisantes. L’investissement consacré au volet touristique produira une dynamique certaine pour la région et répondra à la disproportion constatée. Toutefois, des efforts commencent à se faire dans le domaine. Mardi dernier, le wali de Béjaïa a procédé à l’inauguration d’un nouvel hôtel-restaurant urbain dans la station balnéaire d’Aokas. Même si le nouvel hôtel-restaurant, baptisé « La roseraie », n’est pas agrémenté par des rosiers, il n’en demeure pas moins qu’il porte bien son nom en apparaissant comme une belle rose à l’intérieur de la cité des palmiers qu’il surplombe par sa stature. Implanté à la sortie Est de la ville d’Aokas et bâti sur 6 étages dont le dernier est totalement occupé par une belle terrasse d’une centaine de places, ce nouveau bijou architecturale du secteur du tourisme possède 35 chambres et 5 suites d’une capacité globale de 80 lits ainsi que deux salles de restaurant d’une centaine de couverts. Pour ses clients véhiculés, le propriétaire a prévu deux parkings, l’un couvert, au sous-sol, et l’autre, à l’air libre, dans lesquels une trentaine de voitures peuvent y être garés. Le patron, Mohamed Boufoudi, qui possède un restaurant à la frontière franco-allemande sous la même enseigne « La roseraie », dira avoir réalisé son projet d’Aokas, sur son propre terrain, en l’espace de trois années. La classification catégorielle de cet établissement se fera dès le passage de la commission ministérielle et selon le directeur du tourisme de la wilaya de Béjaïa, celui-ci peut être flanqué de trois voir de quatre étoiles. Le secteur du tourisme vient d’être enrichi d’un nouvel établissement. Avec la réalisation de ces structures hôtelières, les capacités d’hébergement seront augmentées. Le développement du tourisme passe par la mise en valeur de cet arrière-pays magnifique dont les zones montagneuses occupent la plus grande superficie. Cette partie de la région compte des richesses qui présentent des opportunités d’investissement dans le tourisme de montagne d’autant plus que Béjaïa, gâtée par la nature, est une wilaya historique dont les différentes civilisations qui y sont passées lui ont laissée d’importants trésors à exploiter dans le domaine du tourisme

A. G.

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