La liberté de la presse en Algérie a enregistré une « évolution », a indiqué le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jim Boumelha, soulignant, à ce propos, que les journalistes font un « très bon travail » même s’il y a parfois des obstacles.
Présent en Algérie dans le cadre de la célébration de la création du journal El Mihwar, le président de la FIJ estime, dans un entretien à l’APS, qu’il ést « merveilleux » de constater l’inexistence de journalistes dans les prisons algériennes. « Je ne suis pas au jour le jour ce qui se passe en Algérie, mais je pense qu’il y a une évolution. Cela dépend de plusieurs critères mais je peux dire déjà qu’en comparaison avec beaucoup de pays, les journalistes font un très bon travail, même s’il y a parfois des obstacles », a-t-il affirmé en réponse à une question sur l’évaluation de la liberté d’expression en Algérie. « En Turquie par exemple, nous avons enregistré 60 journalistes emprisonnés, en Iran aussi, en Algérie, il n y a aucun, nous pouvons dire que c’est un pays de merveille », a-t-il poursuivi, relevant l’existence d »’un pluralisme journalistique » en Algérie. Evoquant la Loi sur l’information, adoptée en janvier 2012, M. Boumelha a expliqué que même si cela reste une évolution, « la liberté de la presse demeure une question de culture ». « Il faut faire la distinction entre la liberté d’expression et la liberté de la presse, quand on est journaliste on a une responsabilité c’est pour cette raison qu’il faut avoir la culture de la salle de rédaction, de la déontologie et de l’éthique ainsi qu’une solidarité entre journalistes », a-t-il expliqué. Selon lui, « les lois sont partout les mêmes » et l’idée répandue, consistant à dire qu »’on pouvait écrire ce qu’on voulait est totalement erronée ».
M. Boumelha qui a indiqué qu’il ne pouvait pas se « prononcer » article par article sur la Loi de janvier 2012, a estimé pour que cette évolution soit « beaucoup plus rapide » cela dépendait des capacités des journalistes et de leur organisation, à engager une réflexion sur les moyens susceptibles de faire avancer les choses et à améliorer la qualité du produit journalistique.
Interrogé aussi sur la décision du gouvernement algérien d’ouvrir l’audiovisuel au secteur privé il a considéré que l’existence d’un projet de loi au niveau du Parlement « dénote la bonne volonté » du gouvernement à ce sujet.
