Situation dramatique du secteur agricole

Depuis la restauration du domaine autogéré en exploitation agricole collective (EAC), l’agriculture à Aomar se meurt. Elle subit depuis, un grave charcutage qui la voue doucement mais inéluctablement à la disparition. Jadis, Aomar, commune à vocation purement agricole, donnait de grands rendements et des récoltes très diverses. Elle pouvait se targuer, du temps où ses terres étaient regroupées en un seul domaine autogéré de 720 hectares, d’être un fleuron de l’agriculture souvent citée en exemple lors des regroupements agricoles locaux et régionaux pour la diversité, la qualité et la quantité des récoltes qu’elle produisait. La céréaliculture, l’arboriculture, l’apiculture, l’aviculture, le maraîchage, l’élevage de bovins et d’ovins faisaient la fierté des travailleurs du domaine. Le chômage était un mot qui ne figurait pas dans le lexique des habitants d’Aomar. Hommes et femmes y travaillaient à longueur d’année. Même les écoliers trouvaient du travail pendant les vacances, ce qui leur permettait d’acheter leurs affaires et de se payer des vêtements neufs à chaque rentrée scolaire. Pendant les saisons des récoltes l’effectif pouvait atteindre les quatre cent travailleurs. Le travail battait alors son plein et le vrombissement des machines agricoles en œuvre emplissait une campagne très animée. C’était le temps des vaches grasses. Aujourd’hui, ce qu’il en reste ne mérite même pas d’être cité.

A. C.