Raffour : Sa rareté la rend de plus en plus chère – La grive à 100 DA l’unité

à la sortie sud du village de Raffour, des jeunes de la localité ont aménagé un point de vente de la grive, cet oiseau à la chair succulente, très prisée.

Des grives, capturées au moyen de filets et abattues, sont accrochées, côte à côte, sur une perche, installée sur l’accotement de la RN26. Il y en avait à peu près une cinquantaine, qui étaient exposées aux automobilistes, mardi dernier. Ce volatile, qui fait son apparition durant cette période de l’année, est cédé à 100 DA l’unité alors que l’an dernier son prix oscillait entre 70 et 80 da. Et ce n’est pas le prix qui a dissuadé ce père de famille d’en acheter une bonne dizaine pour faire plaisir à ses enfants. «C’est vrai que le prix de la grive a augmenté cette année, mais il vaut la peine ! », nous dit-il. Et d’ajouter pour étayer ses dires : « La grive est rare d’où ce prix de 100 da l’oiseau». A la question de savoir pourquoi la grive est-elle devenue si rare, un jeune vendeur dira: «Il y a effectivement peu de grives qui arrivent chez nous de l’Europe. Actuellement, ce oiseau est présent sur les hauteurs de la région, dès le mois de janvier ou de février, il descendra vers les plaines». Notre interlocuteur nous dira dans la foulée que les grives qu’il vend, en ce moment, sont chassées dans les collines et les montagnes avoisinantes, où elles se nourrissent d’insectes et surtout d’olives, leur aliment préféré. Néanmoins, la chute de la production de l’olive dans la région aurait provoqué la «désaffection» de la grive.

Y. Samir