Les citoyens de la commune d'Ath Laaziz, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, interpellent les pouvoirs publics, à leur tête le Premier responsable de la wilaya, dans le but de réenclencher l'opération de recensement des terres.
Ainsi et selon M. Recham Ibrahim, représentant des comités des villages de ladite localité la direction du cadastre de Bouira a arrêté le processus, au mois d’août dernier, pour des motifs qui restent, selon lui, obscures. En effet et toujours d’après M. Recham, le directeur du cadastre a subitement rappelé le chargé du recensement au niveau de la commune laissant les terres de cette dernière, complètement à l’abandon. Ainsi, notre interlocuteur estime que sur les 1 600 parcelles de terres qui devaient être classées, seules 500 ont été répertoriées. De plus, M. Recham souligne le fait que plus de 4 300 lots de terrains entrants dans l’indivise sont toujours en suspend, dans l’attente d’être répertoriés par les services du cadastre. Concernant la genèse de toute cette histoire, notre vis-à-vis indiquera que le 20 octobre 2011, une réunion s’est tenue au siège de l’APC d’Ath Laaziz, regroupant le directeur du cadastre, le vice P/APC de l’époque, ainsi que divers élus et autres représentants des villages limitrophes. « Lors de cette réunion, poursuit notre interlocuteur, il a été décidé de procéder à l’évaluation des terres non encore classées et celles rentrants dans le cadre de l’indivise », a-t-il déclaré en montrant le PV de cette réunion, dûment signé. Par la suite, ce citoyen ajoutera que le 02 novembre de la même année, une antenne du cadastre a été installée dans sa commune afin de superviser les opérations de recensement. « Tout se passait très bien jusqu’à la fin du mois d’août passé lorsque le superviseur a été rappelé par le directeur du cadastre, laissant tout à l’arrêt », dira M. Recham. Et d’enchaîner en s’interrogeant sur les motifs de ce rappel et en demandant la reprise du processus là où il s’est arrêté : « On demande à M. le wali d’intervenir, car depuis plus de cinq mois, les villageois de notre commune sont dans l’expectative et le flou le plus total ».
R. B.

