Malgré toutes les promesses des responsables locaux, le réseau routier de la commune de Tizi N’Tleta,relevant de la daïra de Ouadhias, demeure dans un état de délabrement avancé.
Même au centre du chef-lieu, la vitrine de la commune, les routes sont complètement délabrées. La chaussée est truffée de nids de poule et de crevasses. A la moindre averse, les habitants n’y trouvent plus où mettre les pieds, tant elle est envahie de flaques d’eau. Les avaloires qui sont censés charrier les eaux pluviales sont tout bonnement bouchés. Les trottoirs, quand ils existent, sont complètement défoncés. Au carrefour menant vers le village d’Igil Imoula et la route qui donne sur la commune voisine de Mechtras, l’état de la chaussée est à la limite de l’impraticabilité et les automobilistes ne cessent de crier leur ras-le-bol. Tout le réseau routier allant du chef-lieu vers les trois villages d’Aït El Hadj Ali, Cheurfa et Aït Abdelmoumène nécessite vraiment une prise en charge urgente. Des trous béants, de véritables cratères, parsèment la chaussée, plus particulièrement à proximité de l’agence postale. A Megzelmal, côté bas, les travaux de gaz de ville ont fait empirer la situation. Le chemin est pourtant des plus empruntés et nécessite une réhabilitation impérative. Un transporteur, excédé nous dira : « Le réseau routier est lamentable à plusieurs endroits. Les travaux de gaz de ville ont aggravé l’état de la route. Il est vraiment temps que des travaux soient entrepris, avant que des drames ne surviennent ! ». Le chemin intercommunal reliant la localité à celle de Beni Douala et Souk El Tenine est également dans un état lamentable. Les transporteurs ont même observé une journée de protestation, à la fin du mois de novembre dernier, pour dénoncer l’état de délabrement généralisé des routes, ce qui leur inflige des conditions de travail des plus pénibles. Mais leur action semble n’avoir eu aucune suite positive. Des promesses leur ont été faites par les responsables locaux, mais ces derniers n’ont honoré aucun de leurs engagements. « Le maire nous a promis de veiller à la prise en charge du chemin reliant les deux communes, Béni Douala et Souk El Tenine, via le village d’Aït Abdelmoumène, dans un délai qui ne dépasse pas un mois. Cependant, un mois et demi après, il n’y a même pas l’ombre d’un commencement de travail », tonnera un transporteur. La patience des usagers s’effrite peu à peu. Les responsables devraient réagir et ne pas laisser cette colère qui couve éclater.
A. G.

