Saharidj Le village est sérieusement menacé par les chutes de rochers – Imesdhourar lance un SOS

Imesdhourar est le dernier village de Saharidj niché en haute montagne sur les flancs ouest du montLalla Khelidja, à quelques encablures du col de Tizi N’kouilal.

Ce village centenaire culmine à quelques 1 200m d’altitude. Il est implanté dans une cavité au pied d’une haute falaise qui le surplombe dont des pans entiers de rochers fragilisés par les agression climatiques de l’hiver, l’érosion et les fréquents mouvements géologiques, se détachent à chaque violente tempête et chutent dans le profond ravin bien souvent sous formes d’avalanches. Les chutes de blocs de pierres créent, à chaque fois, une panique générale chez les villageois qui vivent la peur au ventre à longueur de la saison hivernale. Si une secousse tellurique de forte magnitude se produit, ce village sera définitivement effacé de la carte géographique. Un fait rapporté à plusieurs reprises, dans ces mêmes colonnes et qui a fait objet de requêtes des résidents lesquels ont saisi, à maintes reprises, toutes les autorités locales. L’ex-wali, M. Ali Bougerra, avait alors diligenté une commission d’enquête. Le procès verbal de constatation sur les lieux, fait en 2010, était alarmant. Un plan d’évacuation d’urgence a été aussitôt enclenché avec en premier lieu une commission de choix de terrain. Ladite commission a donné son accord pour une assiette de 03 hectares extensibles sur un terrain domanial proposé par l’APC à Ath Hamad, au lieu dit Thissighit. Cette démarche a été menée en collaboration avec l’association du village, et ce, en vue de la délocalisation d’Imesdhourar. Le projet consiste en la réalisation de 100 logements dans le programme de l’habitat rural groupé après recensement des villageois menacés. Le choix de cette assiette du terrain répond à plusieurs critères. D’abord, située en bordure de la RN30, juste à proximité de tous les réseaux des moyens d’accompagnement : l’AEP, le gaz de ville, l’électricité l’assainissement, les établissements scolaire. Bien mieux, le site se trouve à peine à 03 kms du village Imesdhourar dont la plupart des résidents vivaient de l’élevage bovin, ovin et caprin. La proximité des parcours de pâturages collectifs d’Imghouzan était idéale pour ces éleveurs. Ces derniers pouvaient donc continuer l’activité de l’élevage. Malheureusement, ce dossier, qualifié d’urgent et même classé rouge par le wali sortant, ficelé et déposé au niveau de la wilaya depuis 2011, croupit toujours dans les tiroirs. Nous apprenons que plus de la moitié des villageois qui ont trouvé refuge ailleurs ont quitté les lieux pour mettre en sécurité leurs familles. Le reste des résidents qui n’ont pas où aller lancent un énième cri de détresse au nouveau wali, M. Maaskri, auquel ils demandent de remédier à cette situation qui a trop duré.

Oulaid soualah