Le blocage de l’APC perdure

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Après plusieurs tentatives pour sortir de la situation de blocage que connaît l’APC de Bir-Ghbalou, les parties en conflit n’arrivent toujours pas à trouver un terrain d’entente. D’un côté le président de l’APC, d’obédience PRA, officiellement installé à la tête de l’exécutif communal, et de l’autre, les membres de l’assemblée, élus sur les listes du RND, du FLN et des indépendants. Cette situation, de l’avis de beaucoup de citoyens de cette municipalité pénalise la population qui se trouve prise en otage et compromet l’avenir de la commune. Après avoir accompli son devoir électoral, il y a de cela plus d’une année, la population se retrouve encore abandonnée à son sort par les élus. En l’absence d’un consensus, la commune de Bir-Ghbalou demeure dans une situation de blocage qui ne dit pas son nom. En effet, l’alliance PRA-RND, constituée au lendemain des élections municipales, n’a pas tardé à voler en éclats, puisque quelques mois après l’installation officielle de l’exécutif communal, les élus RND, conduit pas le désormais ex-vice P/APC, ont décidé unilatéralement de se retirer de l’alliance et de rejoindre l’opposition, essentiellement constituée d’élus FLN. Ce retrait de l’alliance a fragilisé l’exécutif communal qui se retrouve, pour ainsi dire, minoritaire au sein de l’assemblée communale. Celle-ci est désormais dominée par une opposition structurée en une autre alliance. Conséquence de cette nouvelle donne politique, délibérations au sein de l’assemblée sont bloquées. Les élus de l’opposition, majoritaire, ont aussitôt appelé à l’installation d’un nouveau P/APC et d’un nouvel exécutif communal. Un exécutif avec à sa tête un président issu de la nouvelle majorité qu’ils veulent designer. La proposition sera illico presto rejetée par l’actuel P/APC. Se référant au nouveau code communal, le maire (PRA) soutient qu «une fois élu, le P/APC reste en place pour tout un mandat électoral». La réunion, prévue le mois de décembre dernier et qui devrait regrouper tous les élus de l’APC, dans l’espoir de trouver une solution à la crise, n’a finalement pas pu se tenir. Le P/APW de Bouira et le chef de daïra de Bir Ghbalou, qui devaient prendre part à cette rencontre de sortie de crise, repartirent bredouilles. Les deux parties en conflit campant chacune sur leurs positions, se rejetant mutuellement la responsabilité de ce blocage de l’APC. Les citoyens, qui refusent d’être les dindons de la farce, ne comptent pas rester les bras croisés face à cet état de fait pénalisant. «En tant que citoyens responsables et soucieux de la bonne marche des affaires de la collectivité nous ne resterons pas les bras croisés devant cette impasse qui pénalise la population. Nous allons réagir et crier notre ras-le-bol de ce diktat des élus», nous dit un membre de la société civile. «Les pouvoirs publics sont tenus de prendre leurs responsabilités dans le sens d’œuvrer au dénouement de la crise, qui n’a que trop duré. Face à cette crise qui perdure, on ne peut qu’avoir un sentiment d’indignation», déclare un autre acteur du mouvement associatif. Pour rappel, au mois de décembre dernier, des centaines de citoyens de Bir Ghbalou étaient sortis dans la rue, bloquant la route, pour protester contre ce blocage et ses répercussions sur le développement de la commune, en général, et sur le quotidien de la population, en particulier. Les incidents graves qui avaient secoué cette commune avaient amené les services de sécurité à effectuer plusieurs arrestations parmi les manifestants. Certains d’entre eux avaient, il faut dire, profité de ces troubles pour agresser et racketter des usagers de la route.

Oussama K.

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