Des peines allant jusqu’à 7 ans de prison ferme contre 23 accusés

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Des peines allant de 18 mois à 7 ans de prison ferme ont été prononcées, mardi dernier, par le tribunal criminel d’Alger contre 23 individus, pour appartenance à un réseau de trafic international de voitures, vols, faux et usage de faux dans des documents administratifs et abus de fonction. Le juge, Brahim Kharabi, a prononcé tard dans la nuit de mardi, une peine de sept ans de prison ferme contre Bouakaz Ahmed, pour avoir dirigé une association de malfaiteurs, trafic international de voitures, vols, faux et usage de faux dans des documents administratifs. Les prévenus Haioun Abdelmalik, Mansouri Abdellah, Menasra Nouredine, Zeroual Mohamed, Kerar Cherif, Derbal Amar, Meradi Hakim, Fentoussi Amar et Ismail Salah ont, quant à eux, été condamnés à cinq ans de prison ferme pour constitution d’une association de malfaiteurs, trafic international de voitures, vols, faux et usage de faux dans des documents administratifs. Une peine de trois ans de prison ferme a été également prononcée contre Zoukae Abderrezak, Baaouz Rezig pour faux et usage de faux dans des documents administratifs, alors que Melak Kamel et Lahmar Cherif Nouredine ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour trafic international de voitures. Le prévenu Ali Dembri s’est vu infligé la même peine pour abus de fonction. Les mis en cause, Kouache Yacine, Daher Mohamed, Brahimi Bachir, Touanetite Ali, Chelihi Abdelkader, Soudani Nadjia, Neni Djamila et Laaouile Souad ont été condamnés à 18 mois de prison ferme pour faux et usage de faux. Quant au reste des accusés, dont le nombre global était de 32 dans cette affaire, ont été acquittés. Selon l’arrêt de renvoi, l’enquête sur cette affaire avait débuté le 26 août 2010, à Batna, lorsque les services de sécurité de cette wilaya avaient été informés qu’un groupe d’individus scannaient des dossiers administratifs relatifs à des voitures d’origines inconnues, au nom de divers concessionnaires, en falsifiant l’origine et en déposant ces dossiers auprès des daïras de la wilaya de Batna pour l’établissement de cartes grises. Suite à cela, 92 dossiers ont été découverts portant les noms des accusés. Il s’est avéré après des contacts avec les concessionnaires concernés dont les noms figuraient dans les documents saisis, que les voitures n’étaient pas commercialisées par leurs soins, que les documents étaient falsifiés et qu’en outre, 34 voitures ont été volées en Europe. Selon les informations fournies par le Centre national informatique des douanes (CNIS), ces voitures n’ont pas été introduites en Algérie par voie maritime et seules 7 ont été introduites sur le territoire national, frauduleusement, par des émigrés bénéficiant de la double nationalité.

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