Tamellaht a soif

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Le cadre de vie des villageois d’Ighil N’Ath Ameur, de Taddart, de Tamezyabt, de Tiksraï, d’Ighzer Oumezyab, d’Ighil N’At Rayou et de Bouremal ne cesse de se détériorer. Ces localités sont, en effet, pénalisées par un sous-développement qui ne dit pas son nom. Les carences et autres insuffisances sont enregistrées dans tous les domaines. Ces localités, relevant de la commune de Tamellaht, qui comte environs 6 000 habitants, nécessite une prise en charge par les responsables locaux, dans les meilleurs délais. Entre autres carences, les citoyens signalent la crise d’eau, enregistrée à longueur de l’année. Les sources naturelles, à l’instar des fontaines publiques, ne peuvent suffirent, à elle seules, de satisfaire les besoins des villageois en eau. Malgré qu’ils ont exprimé leurs courroux, l’an dernier, quant au manque de ce liquide précieux, rien n’a été fait, jusqu’à présent, pour les soulager. Ces citoyens souhaitent leur alimentation en eau potable à partir du barrage hydraulique de Tilesdit, relevant de la commune de Bechloul. « C’est la seule solution qui pourra mettre, définitivement, un terme au calvaire que nous endurant, notamment durant la saison des grandes chaleurs», dira Mohand, un père de famille rencontré au chef-lieu communal. L’état dégradé des routes et le manque de l’aménagement urbain, notamment l’absence de l’électricité dans plusieurs dizaines de foyers nouvellement construits, et l’insuffisance du réseau de l’assainissement n’arrangent guère les choses pour les habitants de Tamellaht qui, semble-t-ils, doivent prendre encore leur mal en patience en attendant des jours meilleurs.

Y. S.

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