La Dépêche de Kabylie

Les rappelés du service national reviennent à la charge – Marche hier à Tizi-Ouzou…

Ils étaient, hier, une centaine d’anciens rappelés du service national, remobilisés au début de la décennie noire par le ministère de la Défense nationale, durant la période allant de 1995 à 1999, à répondre à l’appel de leur collectif national, en organisant une marche, au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.

La marche s’est ébranlée, dans la matinée, à partir de la place de L’olivier, près de l’ancienne gare routière, pour s’acheminer vers la cité administrative de Tizi-Ouzou où les contestataires ont tenu un sit-in. A l’avant de la procession, l’on pouvait lire sur une banderole brandie par le marcheurs : « Nous les rappelés, demandons un statut ». «  Nous avons droit à un statut, à un logement, à un poste de travail et à une vie digne, après tous les sacrifices que nous avons consentis pour la patrie… », lancera l’un des contestataires. Selon le chargé de communication du collectif des anciens rappelés du service national, M. Ali Baba Si, 27 wilayas sur les 43 ayant embrassé la cause du collectif et ses revendications légitimes ont adhéré à cette action : « Nous avons débuté notre marche par une minute de silence à la mémoire de deux anciens rappelés décédés récemment. Nous avons remis des copies de la lettre que nous avons adressée au Président de la république au chef de sûreté de wilaya par intérim, au commandant du secteur de l’ANP ainsi qu’au wali », précisera notre interlocuteur. Une copie de ladite lettre nous a été remise par les délégués des contestataires. Ils y demandent au chef de l’Etat d’intercéder en leur faveur pour que soient prises en charge leurs doléances. « Votre excellence, nous n’avons trouvé que votre large porte, en votre qualité de Président de la république algérienne, premier magistrat du pays et chef des armées, pour solliciter de l’aide. Nous vous demandons de nous venir en aide en prenant une décision historique en faveurs des jeunes qui ont lutté contre le terrorisme sanguinaire durant la décennie noire. Nous souhaitons que vous répondiez favorablement à notre cri de détresse et satisfassiez nos revendications légitimes que nous avons couchées sur une déclaration, déposée auprès des services du ministère de l’Intérieur en date du 03 avril 2012. Vous êtes notre dernier recours…».

Karima Talis

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