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Ichoukrène enclavé

«Tiqantarth Anaârath», un pont sis à l’entrée de Maâmar, était l'un des ouvrages les plus anciens de la région, avant son effondrement en 1996, réalisé durant l'époque coloniale sur la RN25 pour permettre aux agriculteurs du village Ichoukrène et des hameaux environnants de rejoindre leurs vergers.

Aujourd’hui, les habitants, notamment ceux de la partie basse d’Ichoukrène, se retrouvent enclavés, devant effectuer de longs détours pour se rendre à leurs diverses destinations, notamment vers Draâ El Mizan où ils doivent soit traverser la rivière, au péril de leur vie lorsque celle-ci est en crue, ou aller jusqu’à la partie haute d’Ichoukrène pour trouver un moyen de transport.  » Nous avons des terres et des vergers de l’autre côté de la rivière. Il faut quand même les travailler, surtout pour la cueillette des olives », dira un agriculteur qui regrette ce pont qui les reliait à l’autre rive de l’oued. Pour notre interlocuteur, depuis la disparition de cet ouvrage, ils vivent un calvaire au quotidien.  » Nous interpellons les autorités pour la réalisation d’un pont digne de ce nom », insistera-t-il. Pour de nombreux habitants de cette partie basse d’Ichoukrène, ce projet urge. Aussi, les citoyens de cette localité estiment que l’ouverture d’une route vers Ichoukrène-haut est indispensable, du fait qu’elle désenclavera toute la localité d’une part; et servira de raccourci pour aller à Draâ El-Mizan, d’autre part.  » Au lieu de faire tant de kilomètres, en passant par Sanana ou Maâmar, il suffirait de prendre ce raccourci ne dépassant pas les trois kilomètres », ajoutera un autre citoyen. Dans ce village, il nous a été aussi donné d’apprendre que l’assainissement fait défaut d’autant plus que le réseau réalisé au début des années 70 est devenu vétuste.  » Beaucoup recourent à des fosses sceptiques et on sait que celles-ci ne sont pas recommandées et présentent un danger réel pour la santé des citoyens », dira un autre interlocuteur. Celui-ci n’omet pas d’indiquer la nécessité d’ouverture de pistes agricoles et de procéder à la plantation d’oliviers, après les feux qui on sinistré la région.  » Les incendies de 2008 ont ravagé toutes nos oliveraies. Plus de 2000 arbres sont partis en fumée et ils n’ont pas encore été remplacés. Le comité du village suit avec attention tous ces problèmes. On croit savoir que certains d’entre eux trouveront des solutions dans les jours à venir », conclut-il.

Amar Ouramdane

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