Les enseignants vacataires protestent

Le sempiternel problème de la réglementation de la situation socioprofessionnelle des enseignants vacataires semble ne pas connaître son épilogue, voire jeté aux calendes grecques. En effet, dans une correspondance adressée au wali de Bouira dont une copie nous est parvenue, ces enseignants de langue française ont saisi cette fois-ci, le premier responsable de la wilaya pour l’informer sur la situation ans laquelle ils se trouvent. « La situation dans devenue critique et de ce fait, la fragilisation des enseignants par la rétention des salaires est contraire à la loi qui régit les contrats de travail.  » C’est en ces propos que ces protestataires ont porté à la connaissance du wali le long retard accusé par leur tutelle sur le versement de leurs salaires, sachant qu’ils ont été recrutés au mois de septembre 2003. Cet état de fait, ajoutent-ils, est « contraire aux déclarations du ministre de l’Education nationale, parues dans les colonnes d’un organe de presse du 5 septembre dernier, portant sur la régularisation des salaires des enseignants vacataires et contractuels qui devra se faire chaque mois à compter de l’année scolaire en cours ». Les rédacteurs dudit document s’interrogent sur leur devenir professionnel en voyant qu’aucun geste probant n’est affiché pour une éventuelle intégration ou titularisation. Ils redoutent, selon toujours leur déclaration, d’être écartés un jour au profit des sortants de l’Ecole nationale supérieure. Enfin, par le biais de leur requête, ces enseignants, contraints à faire du « bénévolat forcé », sollicitent le premier magistrat de la wilaya afin d’intervenir et mettre un terme à cette situation où la colère qui couve dans les esprits a atteint son paroxysme. Dans le cas contraire, ces « victimes » sont déterminées à saisir la plus haute instance de la République. De même, un recours à la grève n’est pas écarté par ces derniers si la situation demeure en l’état. Par ailleurs, ces vacataires nous apprennent qu’une correspondance similaire a été adressée au ministre de l’Education nationale, dans laquelle ils sollicitent son intervention pour un règlement définitif de cette situation.

M. Smaïl