L’huile d’olive à 700 DA !

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La localité d’Aït Yahia, à l’instar des autres régions de la haute Kabylie, a enregistré cette année, une baisse sensible en matière de production oléicole. Une baisse de productivité due, selon certains producteurs, à la sécheresse qui a sévi durant toute la période automnale. A cela s’ajoutent les différentes maladies dont a été victime l’olivier, telles le chancre, la teigne et le vitricillose. « D’habitude, je récolte plus de 500 litres, vu ma superficie agricole. Mais cette année, malheureusement, je n’ai pu avoir que 80 litres », témoignera un agriculteur de Tagounits. Si certains villageois se sont résignés à se contenter de ce que leurs oliviers leur ont donné d’autres n’ont même pas procédé à la cueillette des fruits, comme nous le fait savoir un habitant d’Igoufaf : « C’est une très mauvaise saison pour moi. Mes oliviers ne pouvaient avoir un bon rendement, si bien que je n’ai même pas eu la force de cueillir les grains ». Face à cet état de fait, la spéculation sur les prix fait rage. Une petite virée au niveau des huileries de la région suffit pour faire un constat amer. 700 DA est le prix d’un litre d’huile d’olives dans une région où l’activité oléicole reste le seul revenu pour la plupart des familles. Un citoyen venu d’Alger s’est dit très étonné de cette flambée des prix. « D’un côté nous ne pouvons qu’être effarés par ces prix, et d’un autre, il faut prendre en considération les difficultés que rencontrent les propriétaires d’oliveraies », dira-t-il.

Slimane Ben Addi

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