La transition démocratique en débats

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La fédération du FFS de Tizi-Ouzou a réuni, hier, ses élus, militants et sympathisants au niveau de la salle de spectacle de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri. Cette rencontre avait pour intitulé « La transition démocratique en Algérie ». Prenant la parole, le fédéral, Farid Bouaziz, avant de donner lecture du programme adopté pour cette journée, a tenu de rappeler les constantes observées depuis le Ve congrès par sa formation politique. Très en retrait du factuel politique tonitruant, en l’occurrence « la révision de la Constitution, le 4e mandat, l’article 88, nous avons préféré notre agenda ». D’emblée, les assistants à cette journée qui se voulait dans le prolongement de celle tenue à Alger le 18 janvier passé et consacrée à la problématique de la démocratie, ont été invités à visionner un document vidéo présentant l’intervention de Mohand Amokrane Cherifi. Dans sa conférence, l’expert auprès de PNUD et néanmoins ancien ministre du Commerce, a tenté d’expliciter les transitions démocratiques vécues à travers le monde. Aussi bien en Amérique Latine, dans le cas notamment du Chili, en Europe de l’ouest, cas de l’Espagne, en Asie avec la Birmanie, qu’en Afrique, avec l’exemple de l’Afrique du Sud, et au monde Arabe, et partant de la logique de « à chaque pays sa propre transition démocratique », il dira qu’on serait mal inspiré de calquer les expériences des autres à la nôtre. Ensuite, c’est Mohamed Achir, enseignant d’économie à l’Université de Tizi-Ouzou et membre du Conseil national du FFS, qui prit la parole pour conférer sur le thème de l’urgence d’une transition économique et sociale pour une sortie sans anicroches de la crise. Il mit à l’index « le danger ou la menace extérieurs » qui ne sont pas, à ses yeux, qu’une vue de l’esprit. Lui succédant, le sénateur Moussa Tamardataza aborde son intervention sur la nécessité d’une reconstruction d’un consensus national. « Notre parti, poursuit-il, est une voie médiane entre les extrémismes. Nous disons non à la politique de la force et oui à la force de la politique, parce que nous somme le parti de la stabilité et de l’alternative. Quant à la crise qui secoue, ces derniers temps, le plus vieux parti d’opposition, c’est le « motus et bouche cousue » général.

Sadek A.H.

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