La situation se dégrade davantage dans le secteur de l’éducation, notamment face à la non-prise en charge des revendications des grévistes et la détermination de ces derniers à continuer leur mouvement de protestation. Le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST) a dénoncé avec force, « les menaces du département de la tutelle pour casser le débrayage des enseignants. Ces pratiques répressives ne font qu’encourager davantage les grévistes à aller jusqu’au bout de leurs revendications », lit-on dans le communiqué rendu public, hier, par le Snapest. En précisant que: « les déclarations provocantes des responsables ont poussé les enseignants à adhérer davantage à cette grève. D’ailleurs, le taux de participation a atteint 85%, hier, dans certaines wilayas, à l’instar d’Oran, Tipaza et Mostaganem ». Selon le coordinateur national du Snapest, M. Meziane Meriane, la décision du ministère de la Tutelle portant sur le licenciement des grévistes ne va pas porter de solution pour cette crise, « au contraire cela va mener vers le pourrissement de la situation, car le conflit social se traite à travers le dialogue », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « Les enseignants ont déjà fait face à une telle décision ministérielle en 2003 et après, c’est les élèves qui ont demandé le retour de leurs professeurs ». La dite organisation syndicale met en garde les autorités publiques contre les conséquences des « pratiques abusives » exercées à l’égard des grévistes. Pour l’union nationale des professeurs de l’enseignement et de la formation (UNPEF), le recours à des sanctions et à la politique des menaces « prouve que le département de la tutelle ne peut pas convaincre l’opinion publique. On met en garde contre les conséquences de l’utilisation abusive du pouvoir », a indiqué le syndicat, par le biais d’un communiqué rendu public, hier. De son côté le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi), s’est réuni, dans l’après-midi d’hier, pour décider d’autres actions de protestation, qui seront observées au niveau de toutes les wilayas.
Samira Saïdj
