Comme dit l’adage, « il vaut mieux tard que jamais « . En effet, il a fallu attendre 21 ans pour que cette école d’Ath Salem, baptisée au nom du Chahid Belmahdi Mohamed, ait sa cantine. C’est avant-hier qu’elle a été mise en service officiellement, à la grande joie des petits écoliers qui y ont pris leur premier repas chaud. Devant une assistance composée de nombreux directeurs d’établissements de la daïra de Draâ El Mizan, de l’inspecteur des cantines scolaires et celui de la circonscription pédagogique d’Ait Yahia Moussa, M. Lanani Madjid, en sa qualité de directeur de cet établissement, prendra la parole pour annoncer l’ouverture de ce service. » J’annonce qu’à partir d’aujourd’hui, tous les élèves de notre école prendront leur repas ici, dans leur établissement, à l’instar de ceux des autres écoles. Je tiens à remercier le maire, l’inspecteur et tous ceux qui ont fait en sorte que cette école soit enfin dotée de cette cantine », déclarera-t-il. Quant à l’inspecteur des cantines, M. Harrouche, il dira que la mise en service de cette cantine est un acquis pour les petits bambins, qui ont longtemps souffert de ce manque. » Nous sommes là pour accompagner le directeur de cette école, en lui prêtant aide et assistance dans l’intérêt des élèves. Dans cette commune, il ne reste que deux écoles qui ne sont pas encore dotées de cantines, l’école Mahour Saïd d’Ighil El Vir et celle de Tifaou. Pour la première, elle est déjà prête et ne va pas tarder à être mise en service », dira l’inspecteur pédagogique, M. Ait Mohand Mohand Ouali. Le directeur de l’établissement nous confiera, en marge de cette inauguration, que même s’il manquait encore quelques moyens, la volonté pour faire fonctionner la cantine est là. » Nous essaierons de travailler tous ensemble pour terminer cette année scolaire dans les meilleures conditions possibles, avant de nous atteler à préparer l’année scolaire prochaine. En tout cas, le minimum existe et nous attendons l’affectation d’un personnel suffisant pour assurer le bon fonctionnement de ce service », conclura le chef d’établissement. Il faut rappeler que dans la même grappe de villages de Tafoughalt, ce sont les enfants d’Iâzavène, inscrits actuellement à l’école primaire frères Salemkour, qui attendent l’ouverture de leur école, déjà achevée et réceptionnée.
Amar Ouramdane
