La Dépêche de Kabylie

Athlétisme Haddad Fatah président de l’AMC Béjaïa à propos du 9e semi-marathon – «La course est intégrée dans le circuit de l’AIMS»

Afin d’avoir de plus amples informations sur la 9ème édition du semi-marathon international de la ville de Béjaïa, nous avons pris attache avec le président de l’AMCB, Fatah Haddad, qui a répondu à nos questions.

La dépêche de Kabylie : y a-t-il du nouveau concernant cette 9ème édition du semi-marathon international de la ville de Béjaïa prévue pour le 2 mai prochain ?

Haddad Fatah : On vient de recevoir officiellement l’intégration du semi-marathon de la ville de Béjaïa dans le circuit international de l’association internationale des courses sur routes, AIMS, qui est membre de la l’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme). C’est la première course algérienne qui intègre ce circuit. C’est une grande fierté pour nous et notre pays. C’est également une récompense pour les organisateurs qui ont travaillé durement pendant les 3 dernières années, afin d’atteindre ce résultat.

Quelle est l’importance de cette intégration pour le semi-marathon international de la ville de Béjaïa ?

Le profit le plus important est que la ville de Béjaïa sera connue mondialement. De plus, le semi-marathon aura une véritable dimension internationale, non seulement sur le volet participatif, mais aussi dans le calendrier international des courses sur routes. Lors de la première semaine du mois de mars prochain, un mesureur de l’AIMS sera notre invité pour mettre le circuit tracé et sera ponctué par la délivrance d’une attestation qui confirmera l’homologation du circuit du semi-marathon de la ville de Béjaïa.

Quel est votre sentiment après l’intégration de la course sur le circuit international ? 

C’est un honneur pour moi et pour la ville de Béjaïa et une récompense pour ceux qui ont aidé et travaillé durement pour atteindre ce but, à l’image de l’APC de Béjaïa ainsi que la DJS, l’APW, la wilaya et tous nos sponsors qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour que notre semi-marathon aille loin. C’est grâce à eux et aux organisateurs qu’a eu lieu cette intégration. Le semi-marathon fait partie intégrante des habitudes et de la culture de la population Béjaouie. Le seul inconvénient est le volet environnement. Le jour J, on doit généraliser notre slogan de « matinée sans voitures ». On doit toucher le plus possible de citoyens qui doivent nous aider dans notre sensibilisation. Lors de la 8ème édition, le champion olympique marocain de 1988, Moulay Brahim, a été ébahi par ce slogan. Même le semi-marathon de Marrakech 2014 a été organisé sous ce slogan, pour vous dire simplement l’importance de notre idée.

Concernant le volet organisationnel, qu’est ce qu’il y a de neuf dans cette 9e édition ?

On s’est tablé sur plusieurs trucs qui donneront une autre image à la course. On a pensé à faire plusieurs carrés qui auront comme critères de différenciation leurs chronos. Il y aura des guides à suivre en fonction du rythme avec lequel on veut courir. Les performants sont connus et auront leur rythme, mais les autres seront divisés en carrés qui seront proportionnellement régulés par le chrono de tout un chacun. On a aussi une nouveauté pour les récompenses : un tirage au sort et des cadeaux de valeur pour une vingtaine de coureurs qui boucleront le circuit, c’est-à-dire il se peut qu’un coureur termine dernier, mais il sera récompensé s’il est, bien sûr, tiré au sort, sur place, après la course.

 Après avoir gagné la bataille de la reconnaissance internationale, n’est-il pas devenu un fardeau sur les épaules des organisateurs qui devront désormais doubler d’efforts ?

C’est sûr. L’équipe organisatrice doit se renforcer chaque année. Il doit y avoir de la relève pour prendre le flambeau, car on n’est pas éternel. On a fait ce qu’on pouvait pour arriver à ce niveau, mais on a besoin de la relève. On a déjà commencé à y penser en intégrant des jeunes dans le travail de préparation. Mon seul souhait est que le semi-marathon international soit la locomotive du changement dans la ville de Béjaïa. Il peut changer l’image de la ville dans tous les domaines que se soit touristique, sportif, environnemental, économique,…

Entretien réalisé par Zahir Hamour

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