Ces derniers jours, la Sonatrach de Béni Mansour a tout mis en œuvre pour nettoyer l’oued Amarigh, des dépôts de pétrole brut qui ont cruellement pollué ses eaux, suite à un déversement de l’or noir dans le cours d’eau, né d’une fuite du pipe-line réparé dans la région des Bibans, une vingtaine de kilomètres à l’est. Des ouvriers, moyennant des pompes hydrauliques appropriées, ont, en effet, travaillé, des jours durant, à pomper la marée noire qui s’est notamment formée sur les berges. L’objectif de ce nettoyage est, dit-on, de débarrasser l’oued des souillures de pétrole qui s’y sont accumulées après une crue de plusieurs jours et de stopper donc l’évolution de la pollution vers la flore environnante, surtout la souillure des points d’eau et autres puits situés à proximité de cette rivière. La dépollution de l’oued Amarigh permet aussi d’éviter que son affluent : l’oued Soummam, ne subisse le même sort. Une question mérite d’être posée : cette pollution est-elle le résultat d’une fuite comme cela est mis en avant par la station de pompage précitée ou est-ce la conséquence de l’évacuation d’une impressionnante quantité de pétrole que la Sonatrach disait impérative en prévision de risques d’explosion ?Les désagréments liés à cette marée noire, qui peut fort bien s’estomper avec les effets des dernières crues secondaires aux dernières pluies qu’a connues l’est du pays, ont fait réagir des délégués du village, qui ont carrément demandé des explications à la Sonatrach. Pour rappel, la semaine dernière, la station de pompage de Béni Mansour, d’où est parti le nouvel oléoduc d’un diamètre de 20 pouces vers la raffinerie de Barraki à Alger, recevait le ministre de l’Industrie et des Mines qui inaugurait la nouvelle station de pompages ; une cérémonie qui intervient quelques mois après la mise en service du nouveau pipe-line reliant Béni Mansour à Barraki.
Z. F.
