Rendre visite à un proche admis à l’hôpital de Larbâa Nath Irathen est devenu très pénible pour de nombreuses familles. En effet, l’état du chemin qui mène vers cette structure hospitalière n’est pas fait pour faciliter les choses. Ajouter à cela, le manque de places de stationnement qui aggrave la situation. Cette route qui relie le centre-ville de Larbâa Nath Irathen à l’établissement sanitaire est pleine de nids de poules et de flaques d’eaux qui se forment, notamment en période de pluies, rendant, ainsi, la circulation très difficiles et impraticable par endroits. Les choses deviennent encore plus pénibles aux heures de pointe, à l’ouverture des portes pour les visites. Les autres citoyens qui sont obligés d’emprunter ce chemin pour se rendre chez eux, n’hésitent pas à afficher leur mécontentement à l’encontre des autorités qui ne semblent pas prendre les choses au sérieux. Un coiffeur exerçant sur cette rue nous dira à ce sujet : « Il est vrai que le mauvais état de la chaussée est un facteur non négligeable, mais il faut dire, aussi, que le comportement des automobilistes et de certains citoyens en rajoute une couche. Maintes fois, des disputes ont éclaté à cause des stationnements anarchiques. Pour un simple achat, certains n’hésitent pas à abandonner leurs véhicules en deuxième position et pour de longs moments, sans se soucier des autres et des désagréments qu’ils engendrent ». Mais ce qui irrite le plus les citoyens de la localité c’est sans doute cette difficulté qu’ils rencontrent pour accéder à l’hôpital surtout quand un malade est évacué aux urgences. « Il m’a fallu plus de 20mn pour évacuer un malade du centre-ville jusqu’aux urgences », nous dira un taxieur. Et d’ajouter : « De plus, il est impossible de faire demi-tour pour chercher une autre issue. Le pauvre malade, qui souffrait de maux atroces, n’a pas arrêté de se plaindre. Cela, sans parler des vibrations engendrées par tous ces nids de poule ». Tout le monde s’accorde à dire que cet axe, vital pour la population, notamment pour les ambulances, doit être une priorité pour les autorités locales qui ont le devoir de procéder à sa réfection.
Youcef Ziad
